cabas s. m. (ka-bâ ; l's se lie : un ka-bâ-z élégant)
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1Panier de jonc qui sert ordinairement à mettre des figues.
100 paquets de raisins secs et 200 cabas de figues
Voltaire, Phil. IV, 319
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2Panier aplati, en paille tressée, à l'usage des femmes.
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Grand panier servant à porter différents objets.
Ils allaient dans les marchés avec des cabas pour s'offrir à porter les provisions que les bourgeois y achetaient
Lesage, Gusman d'Alf. II, 2Vive le cabas ! il en est de lui comme des beignets, il faut y revenir quand on en a tâté une fois
Lesage, ib. II, 4Je repris mon premier métier, j'endossai le cabas et recommençai à servir le bourgeois
Lesage, ib.Ouvre ton cabas, ajouta-t-il. Je l'ouvris, et aussitôt il y jeta trois sacs d'argent qu'il tenait enveloppés dans un coin de son manteau
Lesage, ib.
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3Familièrement. Cabas, vieille voiture à l'ancienne mode. Nous sommes venus dans un méchant cabas.
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4Fig.
Je sautai dehors de ce cabas [lit commun] hospitalier, maudissant cordialement les bons usages de nos aïeux
Chateaubriand, Voy. Am. 348
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5Sorte de chapeau de femme dont la passe n'est point relevée.
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Par plaisanterie, vieux chapeau de paille.
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Étymologie
Rouchi, cabau ; espagn. capazo, capacho ; bas-lat. cabacus, cabacius, cabassio. Origine incertaine. On serait porté à y voir le radical celtique cab (voy. CABANE) avec la désinence latine acius, aceus ; ou peut-être un dérivé de l'adjectif latin capax.