1cadette s. f. (ka-dè-t')
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Pierre de taille propre pour paver.
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2À Lyon, dalle étroite qui, avant l'installation des trottoirs des rues, longeait la maison et abritait des eaux sales de la rue les soupiraux des caves.
Étymologie
Cadet.
Pierre de taille propre pour paver.
2À Lyon, dalle étroite qui, avant l'installation des trottoirs des rues, longeait la maison et abritait des eaux sales de la rue les soupiraux des caves.
Cadet.
La moins longue des deux grandes queues qui servent à atteindre sur un billard les billes trop éloignées.
Cadet.
1Qui est né ou née après un autre frère ou une autre sœur, et aussi, absolument, le second des frères, la seconde des sœurs : fils cadet, fille cadette ; de sorte que cadet se dit, d'une part, de tous les enfants qui viennent après l'aîné ou après le second enfant ou après le troisième, etc. et d'autre part quelquefois, spécialement, de l'enfant qui vient immédiatement après l'aîné : frère cadet, sœur cadette. Branche cadette d'une maison, c'est-à-dire branche issue d'un cadet.
2Substantivement.
Un homme joue et se ruine ; il marie néanmoins l'aînée de ses deux filles.... La cadette est sur le point de faire des vœux, qui n'a point d'autre vocation que le jeu de son pèreLa Bruyère, 14
On honore en celui-ci les aînés, en cet autre les cadetsPascal, Conv. 2
Son neveu n'était alors que cadet de familleHamilton, Gramm. 7
Il n'était que cadet d'une maison fort ancienneHamilton, ib. 9
Je ne sais quel gentilhomme qui ne vaut pas mieux que lui, et qui n'est pas maître en sa maison, étant cadet des cadetsScarron, Rom. com. 2e part. ch. 12
Il était cadet, il fut destiné à l'Église, et on lui donna l'habit, qui assez souvent accoutume les enfants à croire qu'ils y sont appelésFontenelle, Louville.
Je ne sais si les égards des cadets pour les aînés étaient l'usage dans toutes les famillesDiderot, Ess. sur Claude, l. II
Souvent aussi cadet se dit pour le dernier fils.
Il suffit que ce jeune homme soit le cadet de sa maison, pour ne pas douter qu'il ne soit dès là appelé aux fonctions redoutables de pasteur des âmesBourdaloue, Carême, t. I, 519
Fig.
Populairement. C'est le cadet de mes soucis, c'est la moindre de mes inquiétudes.
3Par extension, en parlant de personnes qui ne sont pas parentes, moins âgé ou moins ancien. Je suis son cadet [je suis moins âgé que lui], mais dans la compagnie il est mon cadet [il est moins ancien que moi].
Familièrement et avec une expression soit de supériorité soit d'ironie. Mon cadet. N'y allez pas si vite, mon cadet.
Pardonnez-moi, mon jeune cadetJ.-J. Rousseau, Ém. II
Ironiquement. Voilà un beau cadet !
4Gentilhomme qui servait comme soldat et bientôt après comme bas-officier, pour apprendre le métier. Il entra dans les cadets, ou dans une compagnie de cadets, c'est-à-dire entièrement composée de cadets.
Il y avait [dans l'armée de Luxembourg] beaucoup de jeunes cadets sans payeVoltaire, Louis XIV, 9
J'allais devenir militaire, car on avait arrangé que je commencerais par être cadetJ.-J. Rousseau, Conf. IV
C'est un cadet de haut appétit, se dit d'un dépensier.
5Fusil cadet, fusil ainsi nommé à cause de sa valeur médiocre.
Fusils simples dits cadets, pour exportation, ordinaires pour hommesEnquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. II, p. 42
Capdet donne l'étymologie : capitettus, diminutif roman de caput, chef (voy. CHEF) ; le capdet ou cadet est le petit chef, à la différence de l'aîné qui est le premier chef de la famille.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander