caillou s. m. (ka-llou, ll mouillées, et non ka-you)
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1Pierre très dure, qui fait feu sous l'acier.
- Et quand d'âpres cailloux la pénible rudesseDe tes pieds délicats offensent la faiblesse A. CHÉNIER, Élég. 3
- Des veines d'un caillou qu'il frappe au même instant,Il fait jaillir un feu qui petille en sortant Boileau, Lutr. III
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Fig. Il a le cœur dur comme un caillou, ou un cœur de caillou, c'est-à-dire il est très dur.
- Tous ces gens-là, monsieur, ont des cœurs de caillou Regnard, le Joueur, II, 9
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2Cailloux, pierres qui ont l'apparence du cristal, comme les cailloux de Médoc, du Rhin.
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Caillou d'Égypte, sorte de jaspe très figuré.
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Nom de plusieurs pierres employées dans la fausse bijouterie.
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3Terme de géologie. Tout fragment de roche peu volumineux.
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4Outil pour décrasser le creuset des ouvriers en cuivre.
Étymologie
Berry, chillou, chaillou, caille ; caillotte, chillotte, petit caillou ; Saintonge, chail ; picard, cailleu ; wallon, caie ; namurois, caiau ; rouchi, caliau ; provenç. calhau ; portug. calhão. Mot difficile. Diez, faisant ressortir l'analogie entre cailler et durcir, propose cailler, acceptable pour le sens ; mais, si caillou avait même origine que cailler, on trouverait parfois dans les anciens textes coaillou (voy. l'historique de cailler) ; ce qui n'arrive jamais. Grandgagnage le tire du flamand kai, kei, caillou. À cause du sens, on ne peut guère, jusqu'à présent du moins, admettre que calculus ; d'où, par suppression de l'u bref, calclus ; d'où chail ou chaille ; d'où, avec un suffixe ou, caillou ou chaillou. Ce suffixe ou et au dans le provençal fait difficulté ; car représentant la finale latine avus (clavus, clou), on ne voit pas comment il s'est joint à cail. Au reste les suffixes ont varié : il y a eu ot, otte, eul, iel, tous suffixes qui vont beaucoup mieux au primitif cail que le suffixe avus. Le celtique cal, dur, a été indiqué.