1calamite s. f. (ka-la-mi-t')
-
Gomme-résine, sorte inférieure de storax qu'on recueille dans des tiges de roseau.
Étymologie
Calamus, roseau (voy. CHAUME).
Gomme-résine, sorte inférieure de storax qu'on recueille dans des tiges de roseau.
Calamus, roseau (voy. CHAUME).
1Ancien nom de la pierre d'aimant, et, par suite, de la boussole.
2Calamite blanche, sorte de marne ou d'argile blanche.
Provenç. et catal. caramida ; espagn. calamida ; ital. calamita ; de calamus, roseau (voy. CHAUME), parce qu'on mettait la calamite dans un roseau ou sur une paille pour la faire flotter.
1Tout grand malheur public. La famine, la guerre, la peste sont des calamités.
Est-il arrivé quelque calamité à Salente ?Fénelon, Tél. XXII
Un astre qui n'annonce que des calamités à la terreMassillon, Petit car. Gloire.
Job déplore lés diverses calamités qui affligent la vie humaineBossuet, dans LAFAYE
2Infortune.
Provenç. calamitat ; espagn. calamidad ; ital. calamità ; de calamitatem, lequel, signifiant proprement perte des récoltes, aurait été tiré de calamus, chaume ; mais le suffixe itas n'a pas ce sens, ne signifiant que la possession d'un attribut : bonitas, bonté, qualitas, qualité ; et calamité ne pourrait signifier que la qualité d'être chaume ; à moins que, forçant le sens de ce suffixe, les Latins n'y aient vu la qualité d'être bon ou mauvais, et finalement, par une exclusion qui n'est pas rare dans les langues, la qualité d'être mauvais chaume, mauvaise récolte, calamité. Toutefois, d'autres étymologistes regardent l'origine du mot comme inexpliquée et croient à un radical cal signifiant mal et qui se trouverait dans cal-umnia et dans incol-umis.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander