1cancan s. m. (kan-kan)
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1Bruit, scandale fait mal à propos. Il fit un grand cancan de peu de chose. En ce sens on écrit aussi quanquan.
Oui j'irais imiter ces faiseurs de cancans
Cercle des femmes, dans LEROUX, Dict. comique- La reine au contraire tint bon,Et repartit toujours que non,Lui dit que ce qu'elle a fait faire,Elle l'a jugé nécessaire,Et qu'il faisait un grand cancanD'un bruit qui n'était pas si grand SAINT-JULIEN, Le courrier burlesque envoyé à Mgr le prince de Condé dans sa prison, Paris, 1650
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2Bavardages, malins propos. Cette nouvelle n'est pas sûre, c'est un simple cancan. Il est en butte aux cancans d'une petite ville.
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3Sorte de danse inconvenante des bals publics avec des sauts exagérés et des gestes impudents, moqueurs et de mauvais ton.
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Mot très familier et même de mauvais ton dans le dernier sens.
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Étymologie
Quanquam, quoique, à cause de la querelle qu'excita dans les écoles du moyen âge la prononciation de ce mot, les uns disant kan-kan, à l'ancienne mode, les autres kouan-koua-m', à la nouvelle mode, qui est restée la nôtre. C'est là l'étymologie traditionnelle ; cependant il y a dans l'ancien français caquehan, assemblée tumultueuse, tapage, querelle : XIVe s. XVe s. On trouve aussi taquehan dans le même sens : XIVe s. Le mot caquehan ou taquehan, qui paraît spécial aux provinces du nord, est moins voisin, par la forme, de cancan que l'ancienne étymologie quamquam.