carnaval s. m. (kar-na-val)
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1Temps de divertissements compris entre le jour des Rois et le mercredi des Cendres ; les fêtes et les amusements mêmes de ce temps. Avoir, passer, faire un triste carnaval. Les carnavals des deux dernières années.
Là, dans le carnaval, vous pouvez espérer Le bal et la grand'bande, à savoir deux musettes, Et parfois Fagotin et les marionnettes
Molière, Tart. II, 3Les hospodars de Valachie et de Moldavie ne feront pas leur carnaval à Venise
Voltaire, Lett. à Cath. 34
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Jeûner en carnaval, être très pauvre.
Depuis peu chez ma cousine, Qui jeûnait en carnaval
Béranger, Le voisin.
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Familièrement. Il est fait comme un carnaval, c'est un vrai carnaval, il est habillé d'une manière extravagante.
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Il est triste comme s'il revenait d'enterrer carnaval, par allusion à la fin du carnaval suivie du carême.
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2Par extension, divertissement grotesque.
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Au plur. Des carnavals.
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Étymologie
Picard, les carnevieux ; de l'italien carnovale ; milanais, carnelevale, dans DU CANGE, du bas-latin carnelevamen, dit pour carnis levamen, de caro, chair (voy. CHAIR), et levamen, action d'ôter, de levare (voy. LÉGER) : c'est-à-dire temps où l'on enlève l'usage de la chair, vu que carnovale est proprement la nuit avant le mercredi des Cendres. Diez, d'après des auteurs italiens, le tire de carne et vale : adieu la chair ; mais vale n'est pas italien ; et le milanais carnelevale fait un suffisant intermédiaire entre carnis levamen, pour un mot populaire et par conséquent sujet à de fortes altérations.