carrer v. a. (ka-ré)
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1Donner une figure carrée. Carrer un bloc de marbre.
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2Terme de géométrie. Trouver le carré équivalent à une surface terminée par des lignes courbes.
Le mathématicien qui carre une courbe à double courbure
Voltaire, Dial. XXIX, 11J'aime mieux votre Anti-Machiavel que toutes ces courbes qu'on carre ou qu'on ne carre pas
Voltaire, Lett. Pruss. 94
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Terme d'arithmétique et d'algèbre. Former le carré d'un nombre, d'une quantité, en les multipliant par eux-mêmes.
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3Terme d'art militaire. Former une troupe en carré.
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4Se carrer, v. réfl. Se tenir d'une façon qui annonce la satisfaction de soi, l'arrogance.
- Montrer ses belles dents, se carrer sur un pied Régnier, Sat. VIII
Cependant l'un des jeunes gens vêtit sa soutane et commença à se carrer avec
Francion, IV, 155- Dans ce penser il se carrait,Recevant comme siens l'encens et les cantiques La Fontaine, Fabl. V, 14
Un jour que je me promenais et me carrais dans les appartements
LE SAGE, Gil Blas, VII, 13- On l'a mille fois fustigé,Il se carre encor dans la boue Voltaire, Ép. 86
- Sur un trône l'ennui se carre,Fier d'être encensé par des sots Béranger, Math. Bruneau.
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5À la bouillotte, un joueur se carre, quand il s'assure de la priorité en doublant sa mise.
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3Ajoutez :
Je sais mieux ranger les soldats que les paroles, et mieux carrer les bataillons que les périodes
SCUDÉRY, Ligdamon, préface
Étymologie
Provenç. cairar ; catal. quadrar ; espagn. cuadrar ; ital. quadrare ; du latin quadrare, où le radical quadr est une forme de quatuor, quatre (voy. QUATRE).