Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

caserne dans le Littré

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1caserne s. f. (ka-zèr-n')

  1. Bâtiment destiné au logement des troupes.

    • Par extension, les soldats qui sont dans une caserne. On a fait prendre les armes à toute la caserne.

    • Familièrement. C'est une caserne, une vraie caserne, se dit d'une grande maison divisée en petits logements, ou d'une maison mal habitée, ou encore d'un établissement où l'on est tenu de rentrer à heure fixe comme dans une caserne.

    • Des habitudes de caserne, des habitudes soldatesques.

      • Voilà Dorante husard, sentant la caserne, si ce n'est peut-être le bivouac P. L. COURIER, I, 227

Étymologie

Bourguig. casane ; provenç. des-cazernar, déloger ; espagn. et portug. caserna ; ital. caserma ; du latin casa, maison (voy. CASE), à l'aide d'un suffixe semblable à celui de cav-erna, dérivé de cava.

Supplément

CASERNE. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Gaston Paris, Mém. de la Soc. de linguist. t. I, p. 287, cazerna est un mot provençal, attesté par le composé descazernar ; cela établi, cazerna représente le lat. quaterna, comme cazern représente quaternus. Mais le sens ? La caserne est effectivement une chambre destinée à un petit nombre de soldats, quatre sans doute primitivement. Furetière dit : Cazernes, ce sont de petites chambres bâties sur le rempart des villes de guerre pour loger les soldats de la garnison ; on y loge ordinairement six soldats qui montent la garde alternativement. Pomey, en 1664, écrit caserne, et définit le mot ainsi : " Petite chambre pour loger les soldats qui sont en garnison. " Quand Louis XIV construisit dans les villes de guerre des logis affectés aux soldats, ces logis prirent naturellement le nom de ce qui jusque-là leur avait servi de logement, et s'appelèrent des cazernes ou casernes.

2caserné, ée part. passé. (ka-zèr-né, née)

  1. Mis dans une caserne. Les troupes casernées.

    • En parlant des élèves des écoles spéciales, on dit qu'ils sont casernés quand ils sont pensionnaires et retenus ainsi toute la semaine à la maison, comme à l'école polytechnique, à l'école normale, à la différence des écoles en droit et en médecine où les élèves sont libres.

    • Familièrement, renfermé. Nous avons été tenus casernés tout l'hiver par les neiges.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander