celer v. a. (se-lé. La syllabe ce prend un accent grave devant une syllabe muette : je cèle ; je cèlerai ; mais, par une inconséquence singulière, l'Académie qui écrit celer, écrit recéler, et au futur je recélerai. On remarquera aussi l'anomalie qu'il y a à écrire, dans un cas tout semblable, je cèle, et j'appelle ; il faudrait suivre une règle uniforme)
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1Dérober aux yeux, à la connaissance.
Si dom coursie voulait Ne point celer sa maladie, Lui loup, gratis, le guérirait
La Fontaine, V, 8- Je ne vous puis celer que son ordre m'étonne Corneille, Cinna, I, 4
À ne vous rien celer....
Molière, Éc. des maris, I, 1- Récit menteur ! soupçons que je n'ai pu celer ! Racine, Baj. IV, 1
- Soupirs d'autant plus doux qu'il les fallait celer Racine, ib. I, 1
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2Se faire celer, refuser sa porte.
C'est une fort mauvaise politique de se faire celer aux créanciers
Molière, Festin, IV, 3- Il faut absolument qu'il se fasse celer Racine, Plaid. I, 7
Glycère se fait celer pour les femmes
La Bruyère, III
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3Se celer, v. réfl. Être celé.
- Un grand contentement malaisément se cèle Régnier, Sat. XI
- Et votre heureux larcin ne se peut plus celer Racine, Ath. I, 2
Étymologie
Picard, chéler ; provenç. celar, selar ; espagn. celar ; ital. celare ; du latin celare. On en rapproche le celtique : kymri, cel ; gaél. ceal, cacher.