chenille s. f. (che-ni-ll', ll mouillées, et non cheni-ye)
-
1Larve des lépidoptères ou papillons
-
Fig. Une chenille, une méchante chenille, un misérable qui se plaît à mal faire.
-
Être laid comme une chenille, être d'une extrême laideur. Cessez donc, vieille chenille, Au travers de votre grille, D'épouvanter les passants, Chansons joyeuses
-
-
2Sorte de passementerie veloutée en soie.
À très bon marché je m'habille, Et, moyennant quelque aune de chenille, Je fais d'un vieux droguet, que je tourne à l'envers, Du velours ciselé pour porter les hivers
Pompon à Babiole, dans RICHELET.
-
Anciennement, étoffe pareille à cette sorte de passe menterie.
Des robes de chenilles veloutées
Mme de Sévigné, 314Vendre aux dames des rubans, de la chenille
J.-J. Rousseau, Ém. III
-
3Autrefois, un habillement négligé que les hommes portaient avant de faire leur toilette. Lorsqu'il me rendit visite, j'étais encore en chenille.
-
4Dans le costume militaire, chenille de casque, crinière non flottante et à poil court.
Étymologie
Picard, queneille ; Berry, cenille ; provenç. canilha, dans GUESSARD, Gramm. provenç. 2e éd. p. 63 ; de canicula, petite chienne, par comparaison avec un chien, comme en Normandie la chenille est dite, par comparaison avec un chat, chatte pelouse, c'est-à-dire chatte poilue.
Supplément
CHENILLE. Ajoutez : Fausse chenille, larve des hyménoptères.