chevaucher v. n. (che-vô-ché)
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1Aller à cheval.
[Le chevalier] ainsi chevauchant, il mettait à fin toutes ces aventures chantées par nos poëtes
Chateaubriand, Génie, IV, V, 4
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2Terme de manége. Chevaucher court ou long, se servir d'étriers trop courts ou trop longs.
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Chevaler. Voy. ce mot.
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Se dit aussi de l'action du cheval faible et incertain dans ses allures, qui se taille des boulets en marchant.
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3Terme de fauconnerie. L'oiseau chevauche, lorsqu'il s'élève par secousses au-dessus du vent.
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4Par extension, être à califourchon. Cet enfant chevauche sur un bâton.
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5Terme de métier. Se croiser, empiéter l'un sur l'autre. Ces ardoises ne chevauchent pas régulièrement.
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Terme de chirurgie. En parlant des fragments d'un os fracturé, éprouver le chevauchement.
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On dit de même de dents qui se croisent, qu'elles chevauchent.
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6Terme d'imprimerie. Être mal aligné. Ces mots, ces lignes chevauchent.
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7V. a.
Michel chevauche un cheval de prise qu'il a choisi entre tous
Paul-Louis Courier, Lett. I, 94
Synonymes
ALLER à CHEVAL, CHEVAUCHER. Ces mots veulent dire tous deux faire, à cheval, du chemin ; ce qui les distingue c'est l'emploi qu'on en fait : aller à cheval est la locution vulgaire et de l'emploi journalier ; chevaucher se trouve réservé pour le style relevé et surtout pour les narrations relatives au moyen âge.
Étymologie
Provenc. cavalcar, cavalguar ; catal. cavalgar ; espagn. cabalgar ; ital. cavalcare ; du bas-latin caballicare, de caballus, cheval (voy. CHEVAL).