chevelure s. f. (cheu-ve-lu-r' ; voyez à CHEVELU, la remarque sur la prononciation ; Richelet écrit chévelure)
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1L'ensemble des cheveux. Avoir une belle, une longue chevelure.
Il n'y avait autrefois que les rois de France qui eussent droit de chevelure
THIERS, Hist. des perruques, ch. II, dans RICHELETMoi aussi, j'ai eu la physionomie dévastée et une chevelure renouvelée des rois mérovingiens
REYBAUD, Jér. Paturot, I, 1Grands mâts rompus, traînant leurs cordages épars, Comme des chevelures
Victor Hugo, Orient. 2
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Enlever la chevelure, se dit des sauvages de l'Amérique du Nord, qui enlèvent une portion du cuir chevelu d'un ennemi vaincu et en font un trophée.
Ontalissi et Miscou qui ont enlevé plus de cent chevelures aux héros Muscogulges
Chateaubriand, Atala, 214
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2Par analogie et poétiquement, le feuillage des arbres. La verte chevelure du pin.
Les arbres ont perdu leur chevelure verte
GODEAU, dans RICHELET
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3Terme d'astronomie. La chevelure d'une comète, traînée de matière lumineuse et diffuse qu'elle emporte avec elle.
Une comète dont la chevelure menace la terre
Guez de Balzac, Socr. chrétien, disc. 10
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La Chevelure de Bérénice, constellation de l'hémisphère septentrional.
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4Terme de botanique. Espèce d'aigrette formée par un faisceau de poils longs et mous qui couronnent certaines graines, et qui est inhérent à la tunique propre.
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Touffe de feuilles qui couronne l'ananas.
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Étymologie
Picard, cavelure ; Berry, cheverlure ; provenç. cabelladura ; ital. capellatura ; du latin capillatura, de capillus, cheveu (voy. CHEVEU).