cime s. f. (si-m')
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1Le haut pointu d'un arbre, d'une montagne, d'un clocher.
- Du Taurus escarpé nous franchissons la cime Voltaire, Scythes, I, 3
Semblable à ces hautes montagnes dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne
Bossuet, Louis de Bourbon.Elle-même aux cerfs pourchassés Prépare de profonds asiles Sur la cime des monts glacés Contre les chiens les plus agiles
GOMBAULT, dans RICHELET .- Ainsi d'un champ d'épis se recourbe la cimeSous l'haleine du vent qui les touche et s'enfuit MASSON, Helvétiens, VI
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Poétiquement. Le mont à double cime, la double cime, c'est-à-dire le Parnasse. Les nymphes de la double cime, les Muses.
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2Fig.
On ne pourrait faire sentir que par une trop grande discussion la difficulté et le prix de ces sortes d'ouvrages, que n'estiment peut-être pas assez ceux qui ne se plaisent que sur la cime la plus élevée de la théorie
Fontenelle, Sauveur.
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3Terme de botanique. Cime, voy. CYME.
Étymologie
Provenç. cim, sim, cima ; catal. cim ; espagn. et ital. cima ; portug. cimo ; du latin cyma et cuma, tendron, cœur de chou, qui dans les langues romanes, a pris le sens d'extrémité de la tige, et de là, celui de tout sommet ; du grec ϰῦμα, jeune pousse, de ϰύω, être gonflé par ce qui est engendré, par le bourgeon, par l'embryon.