civiliser v. a. (si-vi-li-zé)
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1Autrefois rendre civile une matière criminelle. Civiliser un procès. Civiliser une matière criminelle.
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2Rendre civil, courtois. La société des dames l'a civilisé.
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Par plaisanterie, corriger, battre.
À moi, rustaut, à moi, que je vous civilise
Scarron, Jodelet, I, 2
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3Polir les mœurs, donner la civilisation. Le commerce des Grecs a civilisé les barbares.
Je civilise autant que je peux les Allobroges
Voltaire, Lett. Albergati, 5 sept. 1760
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4Se civiliser, v. réfl. Fig. et familièrement, s'apaiser, s'arranger. La querelle se civilise. Cette affaire se civilise. Locution prise du droit, où une affaire, de criminelle devenant civile, se civilisait et devenait moins grave.
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On dit, dans un sens analogue, qu'une nouvelle se civilise, pour exprimer que la chose annoncée est moins grave qu'on ne l'avait cru d'abord.
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5Devenir civilisé. Les peuples se civilisent lentement.
La France a été longtemps barbare, et, aujourd'hui qu'elle commence à se civiliser, il y a encore des gens attachés à l'ancienne barbarie
Voltaire, Dialogues, 21
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6Devenir poli. Cet homme se civilise.
Étymologie
Civil.