clouer v. a. (klou-é)
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1Fixer avec des clous. Clouer des lattes, des planches.
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Par extension. Le trait perça son bouclier et le lui cloua sur la poitrine.
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Enfermer avec des clous.
À sa mort on le cloue dans une bière
J.-J. Rousseau, Ém. I
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En termes de mer, clouer son pavillon, le fixer au mât du navire, de manière qu'il ne peut plus être amené : ce qui indique la détermination d'un équipage de ne pas se rendre.
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2Fig. Fixer. Il saisit son adversaire et le cloua contre la muraille. Une maladie cruelle me cloue dans mon lit.
- Sans clouer de l'esprit à ses moindres propos Molière, F. sav. I, 3
À moins que d'être cloué à Paris, rien n'eût pu m'empêcher d'aller aujourd'hui à Poissy
Voiture, Lett. 104Nous sommes cloués par la destinée chacun chez nous
Voltaire, Lettres, Mme de Champbonin, 17 nov. 1764- Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre Alfred de Musset, Poésies nouv. Souvenir.
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3Se clouer, v. réfl. S'arrêter, se fixer. Ses pieds se clouèrent sur le carreau.
D'Hacqueville veut qu'il ne se cloue point à Saint-Michel [qu'il n'y reste pas toujours]
Mme de Sévigné, 197
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2Fig. Ajoutez :
Je me porte très bien ; je ne sais que souhaiter de mieux, sinon de clouer ce bienheureux état
Mme de Sévigné, Lett. 4 sept. 1677
Étymologie
Clou ; wallon, clawer ; rouchi, claure ; espagn. clavar ; ital. chiovare.