cohue s. f. (ko-ue)
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1Autrefois, dans quelques provinces, nom du lieu où les petites justices se tenaient. Le procureur était à la cohue.
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2Assemblée bruyante et tumultueuse.
Toute cette cohue se dispersa
Hamilton, Gramm. 3Si.... En pareille cohue on me peut retenir
Boileau, Sat. III- Minerve seule à Samos descendueAvait du ciel suivi les souverains ;Mais du Dieu Pan, des Faunes, des Sylvains,Elle évitait l'indécente cohue MALFIL., Narcisse, ch. III
- Et votre complaisance un peu moins étendueDe tant de soupirants chasserait la cohue Molière, Mis. II, 1
Je serais mort en quatre jours, s'il me fallait vivre en homme du monde : je suis tranquille au milieu du tintamarre et solitaire dans la cohue
Voltaire, Lett. Mme Florian, 12 oct. 1767
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3Confusion dans une assemblée trop nombreuse. Il y avait trop de cohue à ce bal.
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4Anciennement, criaillerie, clameur.
On lui a fait une cohue dont il a été fort touché
Scarron, dans RICHELET
Étymologie
Sans doute, comme le propose Diez, de co, et huer, à cause de bruit qui se fait aux halles ou dans les juridictions des halles ; halle, juridiction des halles, étant le sens primitif de cohue. Bas-lat. cohua.