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un seul est le mot juste.

commère dans le Littré

1 article· 8 citations· rimes· synonymes

commère s. f. (ko-mê-r')

  1. 1Celle qui a tenu un enfant sur les fonts baptismaux, avec un compère ; ce qui crée entre eux une parenté spirituelle.

    • Il s'avisa de me prier de lui tenir un enfant, et me donna Mme Coccelli pour commère J.-J. ROUSS., Conf. V
    • Quelques-uns osaient douter que le pape pût déposer un roi, pour avoir épousé sa commère ou sa parente au 7e degré Voltaire, Phil. II, 414
  2. 2Terme d'amitié, donné surtout entre voisins et gens qui se voient très souvent. Compères et commères.

    • Ma commère, quand je danse, Mon cotillon va-t-il bien ? Vieille chanson
  3. 3Par extension, nom donné aux animaux qui ont de grands rapports entre eux.

    • Que ferai-je, lui dit-elle [l'ourse], ma bonne commère [la corneille], de ce petit monstre [son petit] ? Fénelon, t. XIX, p. 43
    • L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours : Ma commère la carpe y faisait mille tours Avec le brochet son compère La Fontaine, Fabl. VII, 4
  4. 4Emploi de ce terme avec quelques qualités ou défauts considérés surtout comme très habituels et de tous les instants. Une méchante commère. Une bonne commère.

Remarque

Commère se dit par rapport à celui qui a tenu l'enfant sur les fonts baptismaux, et aussi par rapport au père et à la mère de l'enfant. Marraine se dit par rapport à l'enfant lui-même.

Étymologie

Saintonge, coumère ; Berry, coumère, femme en couches ; provenç. comaire ; catal. comare ; espagn. comadre ; ital. comare, comadre ; de co, et mère, parce que la marraine de l'enfant, étant considérée comme sa mère spirituelle, et chargée de le guider et de le secourir en cas de mort de la mère naturelle, était mère en même temps que celle-ci.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander