commandeur s. m. (ko-man-deur)
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1Chevalier pourvu d'une commanderie dans les anciens ordres militaires. Commandeur de Malte.
Seigneur commandeur, mon maître don Juan vous demande si vous voulez lui faire l'honneur de venir souper avec lui
Molière, le Festin, III, 7- Le commandeur voulait la scène plus exacte ;Le vicomte indigné sortait au second acte Boileau, Ép. VII
L'affaire eût été plus loin, si le commandeur ne l'eût interrompu avec tant d'impétuosité qu'il fut contraint de se taire
SAINT-ÉVREMOND, Lettre au comte d'Olonne.
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Terme de pharmacie. Baume du commandeur de Permes, ou, simplement, baume du commandeur, sorte de préparation stimulante, due à une personne qui se nommait le commandeur de Permes.
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2Aujourd'hui, titre d'un grade élevé dans les ordres de chevalerie. Commandeur de la légion d'honneur.
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3Commandeur des croyants, titre que portaient les califes.
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4Aux Antilles, celui qui est chargé de l'inspection d'une exploitation, spécialement de la surveillance des nègres. Le fouet du commandeur.
- Vois-tu ce commandeur, hélas ! comme eux esclave,Du fouet armé, debout sous l'arbre du chemin ?Un chien est à ses pieds ; lui, sur un bloc de lave,Il surveille pensif son noir bétail humain LACAUSSADE, cité dans J. des Débats, 14 mai 1861
Étymologie
Provenç. comandaire, comandador ; espagn. comendador ; ital. commendatore ; du latin commendatorem, si l'on considère l'espagnol et l'italien ; de commendator et commendatorem, si l'on considère le vieux français et le provençal. Le français comandere et le provençal comandaire sont le nominatif, venant de commendátor, avec l'accent sur da ; comandeor et comandador sont le régime, et viennent de commendatórem, avec l'accent sur to.