Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

condouloir (se) dans le Littré

1 article· 2 citations

condouloir (se) v. réfl. (kon-dou-loir)

  1. Employé seulement à l'infinitif. Se condouloir avec quelqu'un, lui témoigner qu'on prend part à sa douleur.

    • Leurs Majestés avaient envoyé des personnes de qualité à la reine d'Angleterre se condouloir de la mort funeste du roi son mari La Rochefoucauld, Mém. 67
    • Arrivé droit au parlement [le duc d'Orléans devra leur dire qu'il est venu] leur faire part lui-même et se condouloir avec eux de la perte que la France venait de faire Saint-Simon, 398, 188

Étymologie

Latin condolere, de cum, avec, et dolere, avoir de la peine (voy. DOULOIR).

Supplément

CONDOULOIR. Ajoutez : - REM. Se condouloir est dit ne s'employer qu'à l'infinitif. Pourtant M. Louis Ratisbonne, dans sa traduction de Dante, l'a employé au futur : Bien plus, en regardant, tu te condouleras, Purg. XXXI. Il a eu raison. Il faut autant que possible rendre à ces verbes mutilés l'usage de leurs membres. Mais comment conjuguer ce verbe ? L'imparfait est assuré ; c'est je me condoulais. Le futur l'est moins ; si l'on remonte à l'ancienne conjugaison, on voit qu'il est : je me doulrai ou me dourrai. Par conséquent la forme moderne pourra être : je me doulerai, je me condoulerai.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander