confronter v. a. (kon-fron-té)
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1Mettre des personnes en présence pour comparer leurs dires.
On lui confronta les voisins et les domestiques de la maison
Scarron, Rom. com. II, 14Voilà comment Dieu, pour ainsi parler, lui confrontera des troupes de séculiers dont la vie et les exemples feront sa honte et sa condamnation
Bourdaloue, Pensées, t. II p. 444
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2En matière criminelle, mettre en présence des témoins et des accusés, pour constater leurs dires contradictoires. Confronter les témoins à l'accusé, avec l'accusé.
On a confronté Penautier à la Brinvilliers
Mme de Sévigné, 295La loi condamnait un homme sans que les témoins lui eussent été confrontés
Montesquieu, Esp. XXVI, 3À l'instant les conjurés sont saisis et confrontés
Diderot, Ess s. Claude et s. Néron.- Enfin on lui confrontaLesage, et un autre prêtre nommé d'Avaux Voltaire, Louis XIV, 26
On confronta plusieurs témoins au prince
Voltaire, Russie, 10
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3Comparer des personnes, des choses pour saisir la conformité ou les différences. Confronter deux écritures, la copie à l'original. Confronter deux étoffes l'une avec l'autre.
Je confronte la théorie des savants avec l'expérience des laboureurs, je tâche de corriger ce que je vois de défectueux dans les spéculations des uns et dans la pratique des autres
MARMONT., Contes mor. Scrup.
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Absolument.
Une personne qui a lu, médité, consulté, confronté toute sa vie
La Bruyère, II
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4V. n. Terme de pratique. Être attenant. Le bois confronte du côté du levant au pré d'un tel.
L'Égypte du temps des Perses ne confrontait point à la mer Rouge
Montesquieu, Esp. XXI, 9
Étymologie
Com, et front ; provenç. et espagn. confrontar ; ital. confrontare.