connaisseur, euse s. m. et f. (ko-nê-seur, seû-z')
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1Celui, celle qui se connaît à quelque chose.
- Une dispute élevée entre nousSur ce problème, attendait la sentenceD'un connaisseur, d'un juge tel que vous MALFIL., Narcisse, ch. III
Je voudrais que vous eussiez entendu tout ce qu'il nous a dit de la beauté de sa compagnie, ces hommes faits exprès et choisis par vous qui êtes la bonne connaisseuse, ces chevaux jetés dans le même moule
Mme de Sévigné, 502Votre femme fait la connaisseuse
Mme de Sévigné, 349Il y en a tel dont il ne faut que la seule fréquentation pour vous donner bruit de connaisseuse
Molière, Préc. 10Il est vrai qu'elle [la pièce] n'est pas approuvée par les connaisseurs
Molière, Critique, 7La plupart des connaisseurs demeurent d'accord de cela
Racine, Brit. Préface- Et sur le mérite et les mœursOn pourrait défier les plus fins connaisseursDe vous souhaiter quelque chose DESHOULIÈRES, dans RICHELET
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Adj. Il porta un œil connaisseur sur ces tableaux.
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2Terme qui s'est introduit dans les beaux-arts, pour signifier celui qui juge de leurs productions avec une connaissance parfaite.
C'est alors un connaisseur équitable qui se promène dans une galerie de peinture
Diderot, Essai sur la vertu.
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En ce sens, P. L. Courier a dit connaisseur en parlant d'une femme : Mais cela ne vaut rien, et il faut dire connaisseuse.
Mme Pepe veut passer pour connaisseur en peinture et en musique
Paul-Louis Courier, Lett. I, 29
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3Terme de chasse. Se dit d'un veneur qui juge bien le cerf au bois et qui le reconnaît par le pied.
Étymologie
Connaître ; provenç. conoissere, conoissedor ; espagn. conocedor ; ital. conoscitore. Le provençal conoissere est le nominatif, conoissedor, le régime ; le vieux français a eu de même conoissere et conoisseor, bien que nos exemples ne nous donnent pas ces deux cas.