constance s. f. (kon-stan-s')
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1Force morale par laquelle on garde l'empire sur soi-même.
Si la constance admirable avec laquelle cette princesse a soutenu ces calamités, ne surpassait de bien loin les crimes qui les ont causées
Bossuet, Reine d'Anglet.Nous croyons souvent avoir de la constance dans les malheurs, lorsque nous n'avons que de l'abattement ; et nous les souffrons sans oser les regarder, comme les poltrons se laissent tuer de peur de se défendre
LAROCHEF., Max. 420- Ma constance du moins règne encor sur mes yeux Corneille, Hor. I, 1
- Partout même constanceRend à tous mes efforts pareille résistance Corneille, Perthar. V, 2
Les faveurs que le roi lui avait faites attendrirent son cœur, mais n'ébranlèrent pas sa constance
Fléchier, Panég. t. II, p. 448- Et sans perdre en adieux un reste de constance Racine, Mithr. II, 6
Ce n'est point alors [à l'heure de la mort] le badinage qui sied bien, mais la constance
La Bruyère, XVISon âme sainte [de J. C.] perd devant eux toute sa constance à la vue de la mort
Massillon, Car. Pass.
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Avoir la constance de, être assez ferme pour, et aussi assez dur pour.
Il eut la constance de le laisser pendant cinq ans s'appliquer sans relâche à rétablir sa fortune, détaché du monde et partageant sa vie entre son cabinet et le parloir d'Angélique
MARMONT., Contes moraux, École des pères
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Par extension, insensibilité.
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2Persévérance, stabilité dans les goûts. Travailler avec constance.
Ce sont des affections qui nous inspirent des constances inébranlables
Bernardin de Saint-Pierre, Harmon. liv. V, Harmon. anim.
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3Durée de l'affection, surtout en parlant de l'amour.
- Exemple infortuné d'une longue constance Racine, Bérén. I, 2
La constance en amour est une inconstance perpétuelle, qui fait que notre cœur s'attache successivement à toutes les qualités de la personne que nous aimons
LAROCHEF., Max. 175
Synonymes
CONSTANCE, FIDÉLITÉ.
Étymologie
Provenç. et espagn. constancia ; ital. costanza ; du latin constantia (voy. CONSTANT).