Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

contester dans le Littré

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contester v. a. (kon-tè-sté)

  1. 1Ne pas reconnaître le droit ou la prétention de quelqu'un à une chose. Il me conteste ma qualité. On lui conteste cette succession.

    • Elle est si étonnée de trouver quelqu'un qui ose lui contester quelque chose, que cela la réjouit Mme de Sévigné, 442
    • Procès pour le legs au présidial de Poitiers.... Le cœur de la dame fut contesté avec plus de chaleur encore La Fontaine, Lett. VI
    • Ne lui conteste point un coup digne de toi Voltaire, Triumv. V, 3
    • Terme de jurisprudence. Contester une créance, dans une faillite par exemple, en nier l'existence ou la validité.

  2. 2Nier un fait, un principe.

    • Cela est si généralement soutenu que Lessius le décide comme une chose qui n'est contestée d'aucun casuiste Pascal, Prov. 7
    • Il est heureux à prouver ce que personne ne lui conteste Bossuet, Variat. 1er disc. § 49
  3. 3V. n. Disputer, élever une contestation.

  4. 4Se contester, v. réfl. Être contesté. C'est un fait qui ne saurait se contester. Un droit si bien établi ne se conteste pas.

Étymologie

Provenç. et espagn. contestar ; ital. contestare ; du latin contestari, de cum, avec, et testis, témoin (voy. TESTER). L'ancien français ne connaît pas ce verbe et il a en place contrester (de contre et ester ; voy. CONTRASTE) :

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander