conteur, euse s. m. et f. (kon-teur, teû-z')
-
1Celui, celle qui narre habituellement. Conteur agréable.
L'art du conteur est de réduire l'action à ce qu'elle a d'original et d'intéressant
MARMONT., Élém. litt. Œuvres, t. VII, p. 42, dans POUGENS- L'un d'eux était de ces conteursQui n'ont jamais rien vu qu'avec un microscope La Fontaine, Fabl. IX, 1
Mme de Chevreuse, qui était une conteuse, m'a dit qu'elle avait été cause de l'emprisonnement de M. le prince [Condé]
SEGRAIS, Mémoires, t. II, p. 14
-
Celui qui compose, écrit des contes. Les conteurs orientaux.
-
2Celui, celle qui débite des choses fausses ou frivoles. C'est un conteur, un conteur de fagots, un conteur de sornettes, un conteur de chansons.
-
Conteur de fleurettes.
-
Conteur, celui qui en conte à une femme. En cet emploi, conteur ne se dit que par occasion ; c'est à cause du mot en conter mis précédemment qu'il peut figurer ici ; car, s'il n'était pas précédé du verbe, tout le monde entendrait un homme qui fait des contes en général, et non pas un homme qui cherche à plaire.
-
-
3Adjectivement.
- Et dans de longs récits la vieillesse conteuseEn troublait le repos de l'enfance peureuse Delille, Homme des ch. I
Étymologie
Conter ; provenç. comtaire ; espagn. contador ; ital. contatore. Le provençal comtaire est au nominatif ; le régime serait comtador. Le vieux français compteour ou conteour est au nominatif pluriel ; le nominatif singulier est contere, et le régime singulier conteour ou conteor.