contraction s. f. (kon-tra-ksion ; en poésie, de quatre syllabes)
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1Resserrement, rapprochement des molécules d'un corps, qui a pour résultat de diminuer le volume en augmentant la densité.
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Terme de physique. Contraction de la veine fluide, resserrement qu'éprouve la colonne liquide qui s'échappe d'un orifice percé en mince paroi, peu après sa sortie du vase. La contraction de la veine en réduit le diamètre aux deux tiers ou aux 5/8 environ de celui de l'orifice.
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2Terme de physiologie. Raccourcissement produit par la contractilité. Force de contraction. Ce sont les contractions du cœur qui chassent le sang dans les artères.
Le style [de la fleur], jusqu'alors emprisonné, s'élançait au dehors par la contraction de l'anthère, et se chargeait, en passant, de la poussière fécondante
Bonnet, Contempl. de la nature, 10e part. ch. 33Cet aspect la fit frémir ; je vis ses traits s'altérer, ses regards s'en détourner avec une espèce d'horreur, et ses bras en contraction se roidir pour le repousser
J.-J. Rousseau, Hél. VI, 11
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Contraction des traits, état de la face dans lequel les traits sont tirés, et qui exprime soit la colère, soit la répugnance, soit l'horreur.
La contraction des traits de l'empereur et son irritation firent juger de sa souffrance ; mais en lui la politique était une seconde nature qui bientôt imposait silence à la première,
Ségur, Hist. de Nap. VI, 5
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3Terme de grammaire. Réduction de deux voyelles ou de deux syllabes en une seule.
Lotharinge, nommée depuis par contraction Lorraine
Voltaire, Mœurs, 24L'empressement que l'on a à énoncer la pensée a donné lieu aux contractions et à l'ellipse dans toutes langues
DUMARSAIS, Mél. gramm. phil. Œuvres, t. V, p. 98
Étymologie
Provenç. contraccio ; espagn. contraccion ; ital. contrazione ; du latin contractionem, de contractus, resserré (voy. CONTRACTE).