contrarier v. a. (kon-tra-ri-é)
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1Dire, vouloir, faire le contraire de. Il me contrarie toujours. Contrarier une opinion, la contredire.
- Il en vient jusque-là que de se méconnaître,De contrarier tout et de faire le maître Molière, Tart. I, 1
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Absolument. Il aime à contrarier.
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2Faire obstacle. Les conjonctures contrarièrent nos projets. Un mouvement qui en contrarie un autre. Contrarier une interprétation.
- Et lui du même temps, par une erreur extrême,Pour nous contrarier est contraire à lui-même Tristan L'Hermite, M. de Chrispe, III, 3
On voyait ce médecin toujours suivre la nature, l'aider quelquefois et ne la contrarier jamais
Condorcet, Bourdelin.
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3Familièrement. Causer du dépit. Je n'ai pas réussi, cela me contrarie.
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4Se contrarier, v. réfl. Se causer réciproquement de la contrariété. Ils prenaient plaisir à se contrarier.
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Se contrarier, éprouver de la contrariété. Cet homme est susceptible, il se contrarie facilement.
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Être en contradiction.
Vous dites des choses qui se contrarient
Descartes, Rép. 2
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Se faire obstacle. Ces mouvements se contrarient.
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5Deux cheminées sont dites se contrarier, quand on ne peut allumer du feu en même temps dans toutes les deux.
Étymologie
Berry, contralier ; provenç. et espagn. contrariar ; ital. contrariare ; du latin contrarius, contraire. Contralier se trouve, dans l'ancien français, concurremment avec contrarier ; est-ce le même mot, avec changement de l'r en l ? ou bien faut-il voir, dans contralier, un autre mot dérivé de contra alium ? contraloier n'est qu'une autre forme du même mot, comme loier pour lier, proier pour prier.