Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

coq-à-l'âne dans le Littré

1 article· 3 citations· rimes· synonymes

coq-à-l'âne s. m. (ko-ka-lâ-n')

  1. Discours sans liaison, passant d'un sujet à l'autre.

    • Dès qu'il fut de retour, il me conte son aventure que j'entendais bien du premier coup, encore qu'il y eût bien du coq-à-l'âne en son discours Francion, l. VI, p. 245
    • J'ai écrit dans les interlignes des coq-à-l'âne si ridicules Voltaire, Lett. Roi de Prusse, 8
    • Au plur. Des coq-à-l'âne. Cependant, quand la rime l'exige, les poëtes n'hésitent pas à écrire coq-à-l'ânes.

      • .... Pour être bel esprit Il faut avec mépris écouter ce qu'on dit, Rêver dans un fauteuil, répondre en coq-àl'ânes, Et voir tous les mortels ainsi que des profanes Regnard, le Distrait, IV, 7

Étymologie

Cette locution vient, dit-on, de l'histoire du coq et de l'âne, qui, voyageant ensemble et en compagnie du chat, font, la nuit, un grand vacarme et produisent une confusion épouvantable ; cette histoire est dans les contes de Grimm. Pourtant les exemples cités dans l'historique semblent montrer que le sens est non le désordre du coq et de l'âne, mais le passage du coq à l'âne, c'est-à-dire d'un sujet à un autre. L'anglais dit : cock-and-a-bull (coq et un taureau).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander