coq-à-l'âne s. m. (ko-ka-lâ-n')
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Discours sans liaison, passant d'un sujet à l'autre.
Dès qu'il fut de retour, il me conte son aventure que j'entendais bien du premier coup, encore qu'il y eût bien du coq-à-l'âne en son discours
Francion, l. VI, p. 245J'ai écrit dans les interlignes des coq-à-l'âne si ridicules
Voltaire, Lett. Roi de Prusse, 8
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Au plur. Des coq-à-l'âne. Cependant, quand la rime l'exige, les poëtes n'hésitent pas à écrire coq-à-l'ânes.
.... Pour être bel esprit Il faut avec mépris écouter ce qu'on dit, Rêver dans un fauteuil, répondre en coq-àl'ânes, Et voir tous les mortels ainsi que des profanes
Regnard, le Distrait, IV, 7
Étymologie
Cette locution vient, dit-on, de l'histoire du coq et de l'âne, qui, voyageant ensemble et en compagnie du chat, font, la nuit, un grand vacarme et produisent une confusion épouvantable ; cette histoire est dans les contes de Grimm. Pourtant les exemples cités dans l'historique semblent montrer que le sens est non le désordre du coq et de l'âne, mais le passage du coq à l'âne, c'est-à-dire d'un sujet à un autre. L'anglais dit : cock-and-a-bull (coq et un taureau).