1corneille s. f. (kor-nè-ll', ll mouillées ; et non kor-nè-ye)
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Oiseau plus petit que le corbeau et noir comme lui.
- Les cris de la corneille ont annoncé l'orage ;Le bélier effrayé veut rentrer au hameau ST-LAMBERT, Saisons, II
- Seule errante à pas lents sur l'aride rivage,La corneille enrouée appelle aussi l'orage Delille, Géorg. I
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Corneille emmantelée, sorte de corneille qui a une partie du corps noir et le reste grisâtre. Corneille chauve, le freux. Corneille d'église, le choucas.
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La corneille d'Ésope, ou la corneille de la fable, se dit d'une personne se parant avec ce qui ne lui appartient pas.
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Fig. Bayer aux corneilles, s'amuser niaisement à regarder en l'air la bouche ouverte.
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Familièrement. Y aller de cul et de tête comme une corneille qui abat des noix, s'employer à quelque chose avec zèle, sans doute, mais avec maladresse et sans réflexion.
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Dans l'antiquité la corneille fournissait des présages.
Hélas ! s'écria Ésope, les présages sont bien trompeurs ! moi qui ai vu deux corneilles, je suis battu ; et mon maître, qui n'en a vu qu'une, est prié de noce
LA FONT, Vie d'Ésope.
Étymologie
Provenç. cornelha ; catal. cornella ; espagn. corneja ; ital. cornacchia ; du latin cornicula, diminutif de cornix, dont le radical cor se trouve dans cor-vus, corbeau.