correspondre v. n. (ko-rè-spon-dr')
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1Entretenir une correspondance, un commerce de lettres. Nous avons cessé de correspondre.
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2Avoir des communications d'un lieu à un autre. L'inondation empêche cette ville de correspondre avec la capitale.
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3Communiquer avec, en parlant des choses. Cette chambre correspond à telle autre.
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Se correspondre, communiquer l'un avec l'autre. Ces pièces se correspondent. Ces pièces se sont correspondu autrefois.
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4Fig. Rendre sentiment pour sentiment, action pour action, etc.
La fille correspond-elle à votre amour ?
Molière, l'Av. IV, 3La fidélité qu'on apporte à correspondre à la grâce
Bossuet, Lett. abb. 103L'attention à son salut pour correspondre aux desseins de Dieu
Bourdaloue, Carême, I, Prédest. 377Le pauvre, pour peu qu'il corresponde à la grâce de son état, conserve aisément l'innocence de son cœur
Bourdaloue, ib. II, Richesses, 34
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5Être en rapport, en symétrie avec. L'aile gauche de cet édifice ne correspond pas avec l'aile droite. Ces objets se sont longtemps correspondu, mais on les a dérangés.
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6Par extension, se rapporter à, être en conformité avec. Cet article correspond à tel autre.
Étymologie
Co, avec, et respondre (pour répondre), où l's latine a été gardée, parce que le mot est venu tard dans le français. Espagn. corresponder ; ital. corrispondere.