corrompu, ue part. passé (ko-ron-pu, pue)
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1Gâté, détruit. Tout le pays ayant été corrompu par l'ennemi qui battait en retraite.
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Peu usité en ce sens.
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2Altéré, en parlant de langues, de textes, etc.
Il est étonnant que Belleau, Jodelle et Dubartas aient été sitôt suivis d'un Racan et d'un Malherbe, et que notre langue, à peine corrompue, se soit vue réparée
La Bruyère, ILa critique qui restitue dans les auteurs les endroits corrompus, donne des éditions....
D'Alembert, Explic. syst. conn. hum. Œuvres, t. I, p. 335, dans POUGENS.
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3Gâté par décomposition putride. De l'eau corrompue.
Un sang noir et corrompu coula de sa plaie
Fénelon, Tél. X
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4Dépravé. Des mœurs corrompues.
- Je ne veux nulle place en des cœurs corrompus Molière, Mis. I, 1
Les hommes corrompus n'ont aucune pudeur, et ils sont toujours prêts à toutes sortes de bassesses
Fénelon, Tél. XXIVLes illusions mêmes de l'amour se purifient dans un cœur chaste et ne corrompent qu'un cœur déjà corrompu
J.-J. Rousseau, Hél. II, 27Leur religion est un mahométisme extrêmement corrompu par les superstitions indiennes
Raynal, Hist. phil. I, 8
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5Séduit par argent. Une sentinelle ayant été corrompue laissa approcher les assaillants.
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On dit quelquefois substantivement. Un corrompu, les corrompus, les gens qui ont de mauvaises mœurs, et surtout les gens qui se laissent corrompre par l'argent, et, en politique, ceux qui par intérêt passent du côté du pouvoir.
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5S. m. Un corrompu. Ajoutez :
C'est le trait d'un corrompu.... de faire bonne mine, et tâcher de gratifier en paroles ceux qu'il ne peut contenter en effet
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne