corset s. m. (kor-sè ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des kor-sè-z étroits ; corsets rime avec traits, jamais, succès)
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1Espèce de corsage baleiné lacé derrière, que les femmes portent en dessous de leurs robes, et qui enveloppe et suit exactement les formes du buste depuis la poitrine jusqu'au dessous des hanches. Mettre, lacer son corset.
Moi, je crois que son corset Lui rend la taille moins fine
Béranger, Voisin.- Et certain sein ne se reposant point,Allant, venant, sein qui pousse et repousseCertain corset en dépit d'Alibech La Fontaine, Diable.
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Le corset est aussi employé par les hommes qui veulent se serrer la taille et l'avoir fine.
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2Le corps d'une cotte villageoise.
C'est la coquette Du village voisin Qui m'offre une conquête En corset de basin
Béranger, Rêverie.
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3Terme de chirurgie. Espèce de bandage fait d'une ou de plusieurs pièces, qui embrasse la plus grande partie du tronc.
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4Corset tuteur, voy. TUTEUR, n° 3, au Dictionnaire.
Frais de pose piquets, etc. ; corset avec peinture ; prix de l'arbre ; main d'œuvre et plantation
Journ. offic. 6 juill. 1876, p. 4885, 2e col.
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5Pendant la révolution, nom vulgaire des assignats, ainsi dits du nom d'un de ceux qui les imprimaient.
De quoi t'avises-tu de garder un poëte ? Un corset, chaque jour, est le prix de tes soins
DARU, Épître à mon sans-culotteM. Desmaret tira de son portefeuille une liasse de petits billets de la banque de Prusse ; ils étaient grands comme une carte à jouer, et ressemblaient un peu aux corsets de la république
Extr. du Journal du graveur Lale, dans Papiers et corresp. de la famille impériale, Paris, 1870, p. 305
Étymologie
Diminutif de corps, par l'intermédiaire de l'ancien français cors.