coudoyer v. a. (kou-do-ié ; quelques-uns disent koudoi-ié)
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1Heurter quelqu'un du coude. Il faut prendre garde de coudoyer les gens.
Je coudoyai les plus proches pour me faire place
D'ABLANCOURT, Lucien, t. II, dans RICHELET- Jetez-vous dans la foule et tranchez du notable,Coudoyez un chacun, point du tout de quartier ;Pressez, poussez, faites le diable Molière, Impr. Remerc. au roi.
- J'ai trop de répugnance à coudoyer un mort Molière, l'Étour. II, 5
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2Fig.
La décence même y babille, Et par la gaîté qui prend feu, Se laisse coudoyer un peu
Béranger, Gourmands.- Le vieil arbre que l'âge ploie,Le donjon qu'un moulin coudoie Victor Hugo, F. d'aut. 34
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Fig. et familièrement. On n'est pas tous les jours coudoyé par un homme de génie, c'est-à-dire un homme de génie se rencontre rarement.
Sans être coudoyé par un Démosthène ou par un Cicéron
Diderot, Essai sur Claude.
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3Se coudoyer, v. réfl. Se toucher l'un l'autre du coude. Nous étions si serrés à table, qu'il était impossible de ne pas se coudoyer.
- On s'arrête, on s'assied, on voit passer la fouleQui sur l'étroit degré se coudoie et se foule Lamartine, Harm. III, 6
Étymologie
Coude.