Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

coulante dans le Littré

1 article· 7 citations· rimes· prononciation (2)

coulant, ante adj. (kou-lan, lan-t')

  1. 1Qui coule.

    • Quelques-unes des plus coulantes parties du sang Descartes, Méth. 5
    • Vin coulant, vin léger et agréable à boire.

    • Nœud coulant, nœud qui se serre et se desserre sans se dénouer.

  2. 2Qui verse en abondance.

    • Cette terre coulante de lait et de miel Bossuet, II, Visit. 1
  3. 3Fig. Terme de littérature. Qui est comme s'il coulait, aisé, naturel. Ses vers sont bien coulants.

    • Ses vers sont d'un beau style et sa prose est coulante Boileau, Sat. III
    • Le ton de la conversation y est coulant et naturel J.-J. Rousseau, Hél. II, 14
    • Rien n'est plus coulant ni plus harmonieux que l'endroit où le poëte décrit la douce et insinuante éloquence de Nestor Rollin, Traité des Ét. II, 1
    • Dans un sens analogue, dessin coulant.

  4. 4Être coulant en affaires, être facile, accommodant. Je l'ai trouvé très coulant.

    • Il m'avait fait entendre que, si je m'engageais à quitter la plume, on serait coulant sur le passé J.-J. Rousseau, Confess. XI
    • Qui peut voir aujourd'hui ces mêmes ministres [pasteurs protestants], jadis si coulants et devenus tout à coup si rigides, chicaner sur l'orthodoxie d'un laïque et laisser la leur dans une si scandaleuse incertitude ? J.-J. Rousseau, Lett. de la mont. II

Étymologie

Couler.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander