coup s. m. (kou ; le p ne se prononce pas et ne se lie pas : un kou audacieux ; coup se comporte comme loup, où le p ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des kou-z audacieux ; Bèze, au XVIe siècle, remarque que le p se prononce au singulier et non au pluriel)
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1Impression qu'un corps fait sur un autre en le heurtant. Donner un coup de bâton, un coup de fouet, un coup de marteau. Se donner un coup contre un mur, se faire une contusion en se heurtant.
- Où chacun seul témoin des grands coups qu'il portait.... Corneille, Cid, IV, 3
- Je veux ici l'attendre et le rouer de coups Scarron, D. Japhet, IV, 2
C'est un de ces braves de profession, de ces gens qui sont tout coups d'épée, qui ne parlent que d'échiner
Molière, Fourb. de Scapin, II, 8- Et les coups de bâton d'un dieuFont honneur à qui les endure Molière, Amph. III, 10
Il se donna cinq ou six coups de couteau
Mme de Sévigné, 143- Le cheval s'approchant lui donne un coup de pied,Le loup un coup de dent, le bœuf un coup de corne La Fontaine, Fabl. III, 14
Il ne leur reste qu'à considérer de quel côté allait tomber ce grand arbre, ébranlé par tant de mains et frappé de tant de coups à sa racine
Bossuet, Anne de Gonz.Le Samien m'avait porté un faux coup
Fénelon, Tél. VAu premier coup qu'on lui porte, l'idole se renverse
Fénelon, ib. XIIls [les mauvais rois dans le Tartare] sont sous les coups de ces esclaves, devenus leurs tyrans impitoyables
Fénelon, ib. XVIIIL'onde était écumante sous le coup de rames innombrables
Fénelon, ib. IIIl en couvrait d'autres de peaux de sangliers et d'ours, et lâchant sur eux ses chiens de chasse, il les faisait déchirer, ou les tuait à coups de flèches
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. V, p. 423, dans POUGENS
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Faire le coup de poing, se battre avec le poing fermé.
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Coup de poing, instrument pour percer les tonneaux ; espèce de pistolets fort petits.
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Fig. Rabattre les coups, adoucir, apaiser des gens aigris les uns contre les autres.
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Casser le nez à coups d'encensoir, donner en face des louanges exagérées et grossières.
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Faire d'une pierre deux coups, venir à bout de deux choses par un seul moyen.
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Frapper les grands coups, employer les moyens décisifs.
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Frapper des coups en l'air, perdre sa peine.
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C'est un coup dans l'eau, c'est un coup d'épée dans l'eau, se dit d'une tentative inutile.
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Avoir un coup de hache à la tête, ou, simplement, avoir un coup de hache, un coup de marteau, être un peu fou.
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Terme de manége. Coup de hache, dépression existant au point de jonction de l'encolure avec le garrot. Coup de lance, cavité à la base de l'encolure, à l'épaule, au bras ou à la fesse. Coup de reins, mouvement par lequel le cheval roidit les reins.
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Coup de fouet, coup porté avec un fouet. Le soldat anglais reçoit des coups de fouet. Un coup de fouet vigoureusement assené fit partir le cheval au galop.
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Terme de pathologie. Coup de fouet, rupture de fibres musculaires ou de muscles minces, qui survient à la jambe pendant un effort, et qui fait éprouver au patient une sensation comme s'il recevait un coup de fouet.
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Terme de vétérinaire. Coup de fouet, mouvement brusque observé aux flancs dans la respiration d'un cheval poussif, surtout pendant l'expiration.
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Dans le langage général, coup de fouet, effort redoublé par lequel on tente d'obtenir ou d'emporter quelque chose, et, en musique, effort plus brillant que tout le reste, par lequel on finit un morceau. Coup de fouet signifie aussi excitation, action d'animer, de presser.
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Terme de marine. Coup de fouet, la dernière crise du coup de vent, ou le coup de vent lui-même, s'il est de peu de durée.
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Coup de talon, choc qu'éprouve un navire en passant sur un écueil.
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Coup de boutoir, coup porté par le sanglier avec son boutoir ; et, figurément, attaque brusque et inattendue en paroles.
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Terme de maréchalerie. Coup de boutoir dans la sole, plaie faite par le maréchal, lorsque avec le boutoir il pare trop profondément la sole du cheval.
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Terme d'escrime. Coup pour coup, action de deux tireurs qui se touchent en même temps. Coup de temps, coup pris d'opposition sur un développement ; et fig. circonstance inopinée, ou occasion qui passe vite. Il a su profiter du coup de temps.
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Coup fourré, dans un combat au fleuret, à l'épée, se dit quand chacun des deux adversaires en même temps donne et reçoit un coup. Et, figurément faire un coup fourré, se rendre mutuellement et en même temps de mauvais offices. Ils ont fait un coup fourré.
- Et contre cet assaut je sais un coup fourré,Par qui je veux qu'il soit de lui-même enferré Molière, l'Étour. III, 6
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Dans un autre sens, porter un coup fourré, rendre en secret un mauvais office.
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Terme de jeu de paume. Coup de brèche, coup qui fait entrer la balle dans le dedans, près des encoignures.
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Terme de fauconnerie. On dit qu'un oiseau prend coup, quand il heurte trop rudement sa proie.
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Terme de maçonnerie. Un mur prend coup, il menace de chute, il fait ventre, il n'est plus à plomb.
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2Les coups, le combat.
- Mais s'il fallait encor que l'on en vînt aux coups,Je combattrais pour elle en soupirant pour vous Corneille, Hor. I, 4
Elle-même leur dresse une embûche au passage, Se mêle dans les coups, porte partout sa rage
Corneille, Rodog. I, 6- Hercule respirant sur le bruit de vos coups Racine, Phèd. III, 5
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Fig. Juger des coups, rester spectateur d'une lutte, d'un débat.
Nous étions neutres et nous jugions des coups
Mme de Sévigné, 344
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Sans coup férir, sans combattre, sans en venir aux mains. Il s'empara des positions de l'ennemi sans coup férir. Et fig. et familièrement, sans résistance. Il en est venu à bout sans coup férir.
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3Blessure, contusion. Il est tout couvert de coups. Il tomba percé de coups.
L'époux expirant sous les coups d'une épouse barbare
Massillon, Car. Avenir.- Percé de tant de coups, comment t'es-tu sauvé ? Racine, Andr. V, sc. dern.
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Coup de feu, plaie produite par une arme à feu.
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Le coup de la mort, la blessure, l'accident qui la détermine.
Il se jeta à son cou, disant qu'il devinait bien ce qu'il avait à lui dire, que c'était le coup de sa mort, qu'il le recevait de la main de Dieu
Mme de Sévigné, 173L'amour lui a donné le coup de la mort
Bossuet, I, Ass. 1
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Le coup de grâce, celui par lequel le bourreau achevait le patient ; et, par extension, ce qui consomme la ruine de quelqu'un.
Il souhaite la mort comme le coup de grâce
Mme de Sévigné, 32
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Populairement et ironiquement. Il a été le plus fort, il a porté les coups, il a été battu.
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4La décharge d'une arme à feu. Tirer un coup de canon.
Cent pièces de canon tonnèrent sur elle à son arrivée, et la maison où elle entra fut percée de leurs coups
Bossuet, Reine d'Anglet.- Des filous effrontés, d'un coup de pistolet,Ébranlent ma fenêtre et percent mon volet Boileau, Sat. VI
Il ne s'avisa pas seulement de lui tirer son coup
Hamilton, Gramm. 5
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Tirer à coup perdu, tirer hors de portée.
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Fusil à deux coups, fusil à double canon.
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Faire le coup de fusil, prendre part à un combat d'infanterie, se battre en tirailleurs. On dit de même pour la cavalerie, faire le coup de pistolet.
Les Mazarins venaient faire le coup de pistolet dans le faubourg St-Antoine
Retz, II, 213
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Se dit aussi de la charge de l'arme. J'ai encore deux coups de poudre et un coup de plomb.
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Terme de chasse. Coup double, coup qui tue deux pièces de gibier. Et fig.
Le cardinal prit si bien son temps et ses mesures qu'il fit coup double ; le confesseur fut renvoyé, et il en donna un autre auquel il était assuré de faire dire ce qu'il voudrait
Saint-Simon, 8, 55
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Par extension. Coup de tonnerre, bruit violent qui accompagne une décharge d'électricité dans un orage. Un violent coup de tonnerre fit trembler toutes les vitres.
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Familièrement et par ironie, il est secret comme un coup de tonnerre, comme un coup de canon, il divulgue ce qu'on lui confie.
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Coup de foudre, coup que frappe l'électricité dans un orage. Un coup de foudre fendit le peuplier.
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Fig.
Ce coup de foudre est grand
Corneille, Poly. II, 1- Un coup de foudre est tout ce que je veux de vous Racine, Théb. V, 6
Les dieux, longs à se résoudre, Ont fait un coup de leur foudre
Malherbe, II, 4
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5Fig. Atteinte, attaque, blessure morale. Le dernier coup, ce qui achève d'accabler, de ruiner, etc.
- En vos beautés parfaitesVous ne pouvez savoir tous les coups que vous faites Régnier, Sat. XII
- Il veut frapper le coup sans notre ministère Corneille, Héracl. III, 3
- À l'honneur de tous deux il porte un coup mortel Corneille, Cid, I, 5
Les Sarrasins reçurent de grands coups durant l'empire de Léonce
Bossuet, Hist. III- Vous vous troublez beaucoup !Mon cœur n'est point du tout ébranlé de ce coup Molière, F. sav. V, 4
- Amour est un étrange maître ;Heureux qui peut ne le connaîtreQue par récit, lui ni ses coups La Fontaine, Fabl. IV, 1
- Mais il me faut tout perdre et toujours par vos coups Racine, Andr. I, 4
S'il préparait ses coups tandis que je vous vois
Racine, Brit. V, 5Constantin, après avoir affaibli la capitale, frappa un autre coup sur les frontières
Montesquieu, Rom. 17- .... Donner le dernier coup à la dernière têteDe la rébellion Malherbe, II, 12
- Donner le dernier coup au parti des tyrans Molière, D. Garc. V, 6
Il ne restait qu'à donner le dernier coup à cette secte
Fléchier, le Tellier.Il donna le dernier coup à leur empire
Bossuet, Hist. III, 6Voilà le dernier coup qu'il fallait donner à notre ignorance
Bossuet, ib. II, 11Cet édit qui donna le dernier coup à l'hérésie
Bossuet, le Tellier.Les flatteurs nous donnent le dernier coup
Bossuet, Resp. 3Mme de Jouarre donne le dernier coup à l'exemption
Bossuet, Lettr. abb. 76
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Tenir coup, tenir tête.
- Prête chacune à tenir coup aux gens La Fontaine, Mazet.
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Le coup de pied de l'âne, insulte qu'un lâche adresse à un homme jadis puissant et maintenant hors d'état de se venger. Locution tirée de la fable où l'âne vient en dernier frapper le lion mourant.
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Coup de Jarnac, manœuvre perfide, déloyale.
François de Vivonne fut tué en combat public et singulier par Guy Chabot, fils du seigneur de Jarnac, d'où est venu le proverbe du coup de Jarnac
Saint-Simon, 352, 133
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6Son, bruit que rendent certains corps par le choc. Le premier coup de cloche le réveilla. Au coup de minuit, de midi. Les coups de marteau retentissaient dans toute la maison. Tout est prêt ; nous partirons au coup de dix heures.
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Familièrement. N'être pas sujet au coup de cloche, au coup de marteau, n'être pas sujet à la cloche, au marteau qui demande que la porte soit ouverte et qui indique qu'on vient réclamer votre office, être libre et maître de son temps.
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7Action rapide d'un organe, d'un instrument, etc. Un coup de langue. Des coups de gosier sonores. En quelques coups de balai la maison fut nettoyée.
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Un coup de dent, action de faire aller la mâchoire pour manger.
- Craignit qu'en perdant un momentIl ne perdît un coup de dent La Fontaine, Fabl. VIII, 17
Il y procédait d'une vitesse toujours égale et trouvait moyen, sans perdre un coup de dent, de me donner louanges sur louanges
Lesage, Gil Blas, I, 2
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Coup de pinceau, application du pinceau pour peindre ; et fig. description.
Tu demeures surpris et changes de couleur à ce discours ; ce n'est là qu'une ébauche ; et, pour achever le portrait, il faudrait bien d'autres coups de pinceau
Molière, D. Juan, I, 1Si Molière a rendu Tartuffe odieux au cinquième acte, c'est par la nécessité de donner le dernier coup de pinceau à son personnage
MARMONT., Élém. litt. t. VI, p. 141, dans POUGENS
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Coup de chapeau, salutation donnée au passage.
- Encor ? Que de coups de chapeau ! Molière, Éc. des mar. I, 5
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Traduire à coups de dictionnaire, ne pouvoir traduire qu'en ayant recours fréquemment au dictionnaire.
La plupart des livres de certains savants ne sont fabriqués qu'à coups de dictionnaires, et ils n'ont guère lu que les tables des livres qu'ils citent, ou quelques lieux communs ramassés de différents auteurs
Malebranche, Rech. liv. IV, ch. 8
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Coups de ciseaux, coupures qu'on fait avec des ciseaux dans quelque écrit pour les insérer textuellement dans une composition. Faire un journal à coups de ciseaux.
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Donner à quelqu'un un coup de main, d'épaule, lui venir en aide, unir momentanément ses efforts aux siens.
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Donner un coup de collier, faire un nouvel effort, locution prise des chevaux qui, faisant un effort, appuient sur le collier.
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Familièrement. Donner un coup de pied jusqu'à tel endroit, y aller : cela ne se dit que d'un endroit peu éloigné.
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Terme de peinture. Application, sur la toile, de la brosse ou du pinceau chargé de couleur. Peindre au premier coup, peindre d'une manière large, facile, rapide. Coup de jour, trait vif de lumière ou de clair placé à propos.
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Terme de musique. Coup de langue, coup de gosier, coup d'archet, manière de lancer le son.
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Fig. Coup de bec, de dent, de langue, de patte, propos médisant.
- Les absents sont assassinés à coups de langue Scarron, Rom. com. ch. 3
Pour vous, vous représentez une de ces personnes qui prêtent doucement des charités à tout le monde, de ces femmes qui donnent toujours le petit coup de langue en passant
Molière, Impromptu, 1
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Coup de filet, action de lancer le filet, et résultat de cette action, prise de poisson ; et fig. une capture, un gain. La police, d'un coup de filet, a saisi plusieurs malfaiteurs. Ce seul coup de filet lui a rapporté une grosse somme.
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Terme de typographie. Coup de planche, action de poser la planche sur le papier pour l'imprimer.
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Coup de piston, la course entière accomplie par un piston dans un corps de pompe, pour se rendre d'une extrémité à l'autre.
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8Terme de guerre. Coups de main, ceux qui se donnent avec les armes ordinaires, sans artillerie. Une place emportée à coups de main, c'est une place emportée d'emblée, l'épée à la main.
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Coup de main, expédition, attaque de vive force, et, en général, toute espèce d'entreprise hardie.
S'il est permis, sous ce prétexte, de faire des coups de main, quels États sont en sûreté dans la jeunesse des rois ?
Bossuet, Variat. Déf. 1er disc. § 16La Grande-Bretagne n'oublia pas, à Utrecht, que ces voisins entreprenants, soutenus des Canadiens, accoutumés à la chasse et aux coups de main, avaient porté, durant les deux dernières guerres, la désolation dans ses divers établissements
Raynal, Hist. phil. XVII, 12
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9Coup d'œil, vue, regard. Jetez un coup d'œil sur ce tableau.
- Et dès qu'il m'aura plu d'abattre votre orgueil,Vos têtes pour tomber n'attendront qu'un coup d'œil Corneille, Attila, V, 3
- Je crains d'en recevoir quelque coup d'œil fatal,Et chasse un ennemi dont je me défends mal Corneille, Théod. II, 2
- Enfin, avant de paraître au parloir,On doit au moins deux coups d'œil au miroir Gresset, Vert-vert, I
Les opticiens, fondés sur l'expérience, disent que l'étendue d'un coup d'œil est bornée à l'angle droit
Bonnet, Ess. psych. ch. 38
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Fig.
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Coup d'œil, sûreté dans l'appréciation des choses.
Il avait ce qu'on appelle le coup d'œil d'une justesse et d'une promptitude singulière et peut-être unique ; c'était une sorte d'inspiration dont la clarté et la force prouvaient la vérité, du moins pour lui
Fontenelle, ChiracUn Condé, dont le premier coup d'œil décidait toujours de la victoire
Massillon, Or. fun. Louis le Grand.Descartes a envisagé la nature comme un homme qui, plongeant sur elle un vaste coup d'œil, l'embrasse tout entière et en fait pour ainsi dire le plan à vue d'oiseau
TURGOT, Ébauche du 2e discours. Progrès de l'esprit humain, p. 278Il avait reçu de la nature ce coup d'œil prompt et juste qui saisit tout ce qui mérite d'être observé et qui ne voit les objets que tels qu'ils sont
Condorcet, Linné.
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Coup d'œil, aspect.
La vertu n'a de triste que le premier coup d'œil
Massillon, Car. Dégoûts.Il n'a de beau que la surface et le premier coup d'œil
Massillon, Profess. relig. 1Le coup d'œil de son retour à sa toute-puissance en Espagne [la princesse des Ursins] ne la dérangea pas plus qu'avait fait la chute de la foudre sur elle à Madrid
Saint-Simon, 144, 100
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10Action vive, effet subit de certaines choses. Un coup de vent fit écrouler une partie de la muraille.
- Du premier coup de vent il me conduit au port Corneille, Poly. IV, 3
L'hiver était si près de nous, qu'il n'avait fallu qu'un coup de vent de quelques minutes pour l'amener âpre, mordant, dominateur
Ségur, Hist. de Nap. IX, 7
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Terme de marine. Coup de mer, choc d'une grosse lame. Bien tenir le coup, résister aux coups de vent et de mer. Faire un coup d'écoute, forcer sa voilure par une brise fraîche.
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Terme de médecine. Coup de sang, attaque d'apoplexie, et aussi congestion momentanée du sang vers la tête.
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Coup de lumière, effet subit d'une lumière qui apparaît.
Malgré l'obscurité du crépuscule où les nations semblent encore errer, des coups fréquents de lumière annoncent l'aurore et la venue du grand jour
HOLBACH, dans DU MARSAIS, Essai préj. ch. 14
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Coup de soleil, effet produit, sur une partie quelconque d'un être vivant, animal ou végétal, par l'action d'un soleil ardent.
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Coup de soleil, sorte d'érysipèle causé par le soleil.
J'attrapai un coup de soleil sur une main
Chateaubriand, Itin. 243
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Coup de soleil, ensemble d'accidents cérébraux causés par le soleil, et qui peuvent causer rapidement la mort.
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Populairement. Coup de soleil, action de rougir soudainement par honte ou par embarras.
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Coup d'air, fluxion ou douleur causée par un courant d'air.
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Terme de vétérinaire. Coup de chaleur, congestion sanguine, brusque, rapide, du poumon, quelquefois de l'intestin et plus rarement de l'encéphale, arrivant communément sur les chevaux de trait rapide, pendant le travail et au temps des chaleurs.
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Terme d'arts. Coup de feu, action d'activer le feu pour la cuisson ou la fusion de différentes matières.
Toute porcelaine, au moment qu'elle reçoit son dernier coup de feu, se trouve dans un état de fusion commencée
Raynal, Hist. phil. V, 27
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Terme de cuisine. Coup de feu, l'action d'activer le feu des fourneaux au moment d'achever la cuisson des mets ; et figurément, moment de presse.
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Coup de feu, action d'un feu trop ardent sur une préparation culinaire. Le rôti a un coup de feu.
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11Chance favorable ou défavorable, circonstance imprévue. Coup du ciel. Coup de bonheur.
- Comment la retrouver sans un coup du hasard ? BRIFAUT, Ninus II, III, 4
- Fais agir ta constance en ce coup de malheur Corneille, Cid, II, 3
- La fortune se plaît à faire de ses coups La Fontaine, Fab. VII, 13
Mille fois la religion a été à la veille d'une destruction universelle ; et, toutes les fois qu'elle a été dans cet état, Dieu l'a relevée par des coups extraordinaires de sa puissance
Pascal, Pensées, part. II, art. 4Glaive du Seigneur, quel coup vous venez de faire ! toute la terre en est étonnée
Bossuet, Marie-Thér.Quel coup vient nous confondre !
Voltaire, Zaïre, II, 4- Parle, achève, ô mon Dieu ! ce sont là de tes coups Voltaire, ib. II, 3
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12Action. Voilà un coup d'étourdi. C'est un coup de désespoir.
- C'est là que votre main peut faire de beaux coups Régnier, Sat. XII
- Quoi ! de tuer un homme auriez-vous conscience ?Loin que votre dessein vous fasse aimer d'Hortense,Ce coup augmentera sa haine, il est certain La Fontaine, Florentin, 3
Nous savons que ce prince magnanime [Charles II] eût pu hâter ses affaires en se servant de la main de ceux qui s'offraient à détruire la tyrannie par un seul coup
Bossuet, Reine d'Anglet.- Vous vouliez toutes deux un coup trop inhumain Corneille, Rodog. V, 4
- Il n'a point pris le ciel ni le sort à partie,Point querellé le bras qui fait ces lâches coups Corneille, Héracl. III, 3
- Un même coup a mis ma gloire en sûreté,Mon âme au désespoir, ma flamme en liberté Corneille, Cid, V, 6
- Votre bras dans Pharsale a fait de plus grands coups Corneille, Pomp. IV, 3
- S'il a cette vertu, cette valeur insigne,Donnez-lui votre armée, et voyons ces grands coups Corneille, Nicom. II, 3
- Ô coup ! ô trahison trop indigne d'un homme ! Corneille, Cinna, III, 3
- Si de mon propre sang ma main versant des flotsN'eût par ce coup hardi réprimé vos complots Racine, Athal. II, 7
- Gardez qu'avant le coup votre dessein n'éclate Racine, Andr. III, 1
- Cet ouvrage, madame, est un coup d'Agrippine Racine, Brit. V, 1
L'action de Léonidas, avec ses trois cents Spartiates, n'était pas un coup de désespoir, mais une conduite sage et généreuse, comme Diodore de Sicile a soin de le faire remarquer
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. III, p. 220- Ils ont fait un beau coup vraiment ;Mais, pour réparer leur sottise,La folie et l'amour ont fait adroitementRéussir l'heureuse entreprise Regnard, Folies amour. Divertiss.
Je crus faire un coup d'une profonde politique en....
Fénelon, Tél. XIIIl n'appartient de proposer des changements qu'à ceux qui sont assez heureusement nés pour pénétrer d'un coup de génie toute la constitution d'un État
Montesquieu, Esp. PréfaceLe coup du génie [dans le Misanthrope de Molière] est de l'avoir fait amoureux d'une coquette
J.-J. Rousseau, Lettre à d'Alembert.
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Faire le coup, faire l'action dont il s'agit, en parlant d'une action mauvaise, ou tout au moins d'une action hardie.
Je crois que c'est monsieur votre cher intendant qui a fait le coup
Molière, l'Av. V, 2On ne put pas le convaincre d'avoir fait le coup
Bossuet, Variat. X- Non, non ; Britannicus est mort empoisonné ;Narcisse a fait le coup ; vous l'avez ordonné Racine, Brit. V, 6
On découvre que le jardinier a fait le coup
J.-J. Rousseau, Ém. II
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Faire de bons coups, faire de bons tours.
- Font quelques fois ensemble de bons coups La Fontaine, Herm.
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Faire un mauvais coup, une mauvaise action.
Celui qui reçoit de l'argent pour un méchant coup
Pascal, Prov. XVIII- ....Comme le voilà fait !Débraillé, mal peigné, l'œil hagard ! à sa mine,On croirait qu'il viendrait, dans la forêt voisine,De faire un mauvais coup.... Regnard, le Joueur, I, 7
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Faire un coup de tête, faire étourdiment une chose hardie ou extravagante. Faire un coup de sa tête, ne demander conseil à personne.
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Un coup de maître, une action digne d'un maître, d'un homme habile, vaillant, etc.
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Coup d'essai, la première fois qu'on tente une chose.
- Ne cherche point à faire un coup d'essai fatal Corneille, Cid, II, 2
- Sur ce beau coup d'essai de votre ingratitude Corneille, Nicom. IV, 5
- Ce sont des coups d'essai, mais si grands que peut-êtreLe Capitole a droit d'en craindre un coup de maître Corneille, Nicom. III, 2
- N'est que le coup d'essai de ses illusions Corneille, Poly. I, 1
Il fit voir que les plus difficiles victoires ne sont que les coups d'essai de ceux que Dieu même instruit pour la guerre
Fléchier, Panég. II, p. 10En voilà assez pour des faussetés si vaines ; ce ne sont là que des coups d'essai de vos novices, et non pas les coupe d'importance de vos grands profès
Pascal, Prov. XVI
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Coup d'éclat, action qui fait grand bruit, qui attire beaucoup de renom, et aussi action qui rompt avec des habitudes, avec une situation, etc.
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Coup monté, coup préparé à l'avance, prémédité.
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Manquer son coup, ne pas réussir.
Ayant manqué mon coup, je ne fis point de vains efforts contre un si grand nombre d'ennemis
Scarron, Rom. com. 2e part. ch. 14Les anges de la réforme ne manquèrent pas leur coup à cette fois [le tuèrent]
Bossuet, Déf.Une de ces flèches qui n'ont jamais manqué leur coup
Fénelon, Tél. XX
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Dans un sens opposé, porter coup, sans régime, produire un effet considérable.
- Ce discours porta coup et fit songer notre homme La Fontaine, Coupe.
Les événements qui ont porté coup dans la suite
Bossuet, Hist. III, 2Ce qui se passe en la vie porte coup au point de la mort
Bossuet, Imp. 1Pour faire des menaces qui portent coup
La Bruyère, X.- La plus petite tolérance porte coup PATRU, Plaid. 6, dans RICHELET
Il s'en faut bien que toutes nos habiletés ou toutes nos fautes portent coup
VAUVENARGUES, Max. 546
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Porter coup, nuire, faire tort. Le coup est porté, le mal est fait.
L'injuste porte coup sur lui-même
Massillon, Ferv. 2Le gouvernement portera coup à l'agriculture et au commerce, toutes les fois qu'il entreprendra de fixer le prix des denrées
CONDILLAC, Comm. gouv. part. I, ch. 4
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Être sous le coup, être menacé par, être en butte à. Il est sous le coup d'une accusation.
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13Coup d'État, mesure violente à laquelle un gouvernement a recours.
Il ne faut plus que vous parliez d'agir puissamment, ni de faire des coups d'État qu'avec la reine
Guez de Balzac, liv. II, lett. 5- Jamais un coup d'État ne fut mieux entrepris Corneille, Pomp. II, 3
- Non qu'en un coup d'État je n'approuve le crime Corneille, ib. I, 1
- Et je puis dire enfin que jamais potentatN'eut à délibérer d'un si grand coup d'État Corneille, ib. I, 1
Au lieu de gouverner par les lois, ils veulent étonner par des coups d'État
CONDILLAC, Étud. hist. part. I, ch. 4
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Action qui décide de quelque chose d'important pour le bien de l'État. La bataille de Denain fut un coup d'État.
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Entreprise violente par laquelle un personnage s'empare du pouvoir (coup d'État du 18 brumaire par lequel le général Bonaparte devint maître de la France), ou mesure par laquelle un gouvernement change violemment et en dehors des lois la constitution (le coup d'État tenté par Charles X en 1830).
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Fig. Tout ce qui est décisif dans quelque affaire importante. Ce mariage fut un coup d'État dans cette famille.
C'était un coup d'État
Molière, le Dép. III, 7
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Coup d'autorité, usage extraordinaire qu'une personne fait de son autorité envers ceux qui lui résistent.
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Coup de théâtre, se dit en poésie dramatique, d'un événement ou d'une situation, qui frappe tout d'un coup l'esprit, parce qu'on ne s'y attendait pas. Et fig. Son arrivée fut un coup de théâtre. Cela fit un coup de théâtre.
On ne forme point les esprits avec des tableaux et des coups de théâtre
MARMONT., Élém. litt. Œuvres, t. IX, p. 16, dans POUGENS
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14Fois, occasion, moment.
[L'honneur qui] perdu pour un coup jamais ne se recouvre
Régnier, Sat. VIElles n'arrivent pas à leur dernier degré de perfection du premier coup
Descartes, Diopt. 1Il n'est pas permis de faire ces actions-là [actes de vaillance] beaucoup de fois en sa vie ; et la fortune, qui vous en a tiré pour ce coup, est un mauvais garant pour l'avenir
Voiture, Lett. 118- Les hommes valeureux le sont du premier coup Corneille, Cid, II, 3
- Certes Rome à ce coup pourrait bien se vanter,D'avoir eu juste lieu de me persécuter Corneille, Pomp. III, 2
C'est à ce coup qu'il est bon de partir, Mes enfants....
La Fontaine, Fabl. IV, 22- Mais le pauvret, ce coup, y laissa ses houseaux La Fontaine, ib. XII, 23
- Vous ne bougerez pour ce coup La Fontaine, Cord.
- M'empoisonne à tous coups leurs plus charmants appas Molière, le Dép. I, 1
- Voyons si votre diable aura bien le pouvoirDe détruire à ce coup un si solide espoir Molière, l'Étour. V, 16
- Je l'ai déjà manquée, et même plusieurs coups Molière, ib., V, 6
Sans menacer, sans avertir, la mort se fait sentir tout entière dès le premier coup
Bossuet, Duch. d'Orl.Tout cela ne se fait pas d'un coup
Bossuet, Visite, 2À ce coup, le Saint-Esprit irrité se retire, les ténèbres s'épaississent, la foi s'éteint
Bossuet, Anne de Gonz.
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15Coup de vin, ce qu'on boit de vin en une fois.
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Le coup du milieu, le coup qu'on boit entre les deux services.
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Le coup de l'étrier, le coup qu'on boit en montant à cheval pour partir.
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Familièrement. Boire un coup, un verre de vin.
- Un jour le cuisinier ayant bu trop d'un coup.... La Fontaine, Fabl. III, 12
- But, à son déjeuner, quatre grands coups de vin Molière, Tart. I, 6
Il avait envie d'y boire un coup
Hamilton, Gramm. 11Matta but cinq ou six grands coups pour étouffer un reste de délicatesse qui l'inquiétait
Hamilton, ib. 3Frère Giroflée buvait un coup en attendant le dîner
Voltaire, Cand. 24On a vu le bossu passer près de la Villeaux-Dames, où il a bu un coup
Paul-Louis Courier, II, 276
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Boire à petits coups, peu à la fois, mais souvent.
L'aîné [Bellisle] était fort sobre ; le cadet aimait à souper et à boire le petit coup, mais sans excès
Saint-Simon, 523, 221Du vin vieux d'un hôte aimable Il faut boire à petits coups
Béranger, P. coups.
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Boire un coup est aussi faire un excès de vin. Il avait bu un coup.
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Populairement. Boire un coup, être en danger de se noyer.
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16Terme de jeu. Manière de jouer, chance du jeu. Il a fait un beau coup.
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Le donner en trois coups, quatre coups, etc. se dit pour exprimer qu'on défie quelqu'un de faire la chose dont il s'agit, qui est difficile, et qu'on n'a pas su ou qu'on ne saurait pas faire soi-même.
- Je le donne en six coups au fourbe le plus brave Molière, l'Étour. II, 7
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Coup se dit de chaque fois qu'un des joueurs a donné une carte, lancé des dés, etc. Coup forcé, coup qu'il n'est pas possible de parer. Remettre un coup, autoriser quelqu'un à recommencer un coup mal joué.
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Coup sûr, coup qui ne peut manquer de réussir. Fig.
Imperceptiblement ensemble ils se rendront, Et malgré vos efforts, mon fils, ils se joindront ; C'est un coup sûr....
La Fontaine, Florentin, 3
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À coup sûr, loc. adv. Immanquablement, avec certitude de gain, de succès. Nous réussirons à coup sûr. Ce n'est pas toujours à coup sûr qu'on spécule.
- Mais vantés, à coup sûr, du Mercure galant Boileau, Sat. XI
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Coup de dés, toute combinaison que les dés peuvent présenter. Et figurément, c'est un coup de dés ou de dé, c'est une affaire où le hasard aura beaucoup de part.
De leurs différentes combinaisons [osselets à quatre faces dont se servaient les anciens] résultent trente-cinq coups auxquels on a donné les noms des dieux, des princes, des héros, etc.
Barthélemy, Anach. ch. 20
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Rompre le coup, arrêter, détourner une chance des dés, en les empêchant de rouler librement ; et fig. empêcher le succès d'une entreprise.
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Au trictrac, coup et dés, veut dire que la primauté appartiendra à celui qui amènera le dé le plus fort.
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Tout coup vaille, arrive ce qu'il pourra.
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Au billard, coup du roi, coup où, la bille étant placée en arrière de la blouse du milieu près de la bande, on va frapper de sa bille la bande du haut, de manière qu'en revenant elle pousse l'autre dans la blouse.
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Dans toute espèce de jeux, faux coup, se dit, en général, d'un coup qui n'a pas réussi ou qui n'a pas porté.
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Au billard, faux coup de la queue, faute que commet le joueur quand il touche la bille à faux.
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Coup de partie, ce qui décide du succès d'une partie de jeu ; et fig. du succès d'une affaire.
- Ce que je viens de faire est un coup de partieQui les sauve tous quatre et moi-même avec eux LACHAUSSÉE, Mélanide, III, 8
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Coup de bourse, opération de bourse qui réussit, qui apporte un grand profit.
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17Tout à coup, loc. adv. Soudain et sans qu'on s'y attende.
Faire accroire tout à coup à tout un peuple que....
Bossuet, Hist. II, 13Tout à coup elle aperçut les débris d'un navire
Fénelon, Tél. I
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18À coup, à la fois.
Le sang des veines y entre si à coup et en si grande quantité que....
Descartes, Pass. 122Selon que ce froid vient plus lentement ou plus à coup
Descartes, Météor. 5Au lieu de descendre doucement dans leur matière, ils y tombent soudainement et à coup
Guez de Balzac, liv. VII, lett. 50
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19Tout d'un coup, loc. adv. Tout en une fois, à la fois, du premier coup.
- Et pour voir tout d'un coup vos malheurs terminés Corneille, Nicom. V, 7
Et de Servilius l'astre prédominant Dissipa tout d'un coup ce bonheur étonnant
Corneille, Sertor. II, 1On ne va pas tout d'un coup à la corruption entière
ST-ÉVREM., dans BOUHOURS, nouv. Rem.Et croyant entrer tout d'un coup
LA FONTAINE, Fabl. IV, 15- Ou plutôt il fallait, comblant ta perfidie,Lui ravir tout d'un coup la parole et la vie Racine, Phèd. IV, 1
-
Dans le sens de tout à coup.
Non, monsieur, elle a fermé tout doucement la fenêtre, et s'est allée mettre sur son lit ; là elle s'est prise à pleurer amèrement ; et tout d'un coup son visage a pâli, ses yeux se sont tournés, le cœur lui a manqué, et elle m'est demeurée entre les bras
Molière, l'Am. méd. I, 6La fille unique de notre maître, attaquée d'une maladie qui lui a ôté tout d'un coup l'usage de la langue
Molière, Méd. m. lui, I, 5Comment ! il y avait six jours entiers qu'il ne pouvait mourir, et cela le fit mourir tout d'un coup
Molière, le Fest. III, 1Ne disons plus que la mort a tout d'un coup arrêté le cours de la plus belle vie du monde ; disons qu'elle a mis fin aux plus grands périls dont une âme chrétienne peut être assaillie
Bossuet, Duch. d'Orl.Il arrive aussi quelquefois qu'un écrivain, parlant de quelqu'un, tout d'un coup se met à sa place et joue son personnage
Boileau, Sublime, 23Le roi fit un grand ha ! comme un homme oppressé qui tout d'un coup respire
Saint-Simon, 94, 116
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20Coup sur coup, loc. adv. Successivement et sans interruption.
- Coup sur coup je verrai par leur intelligenceDe mes soins vigilants confondre la prudence Molière, Éc. des f. IV, 7
- Trois rendez-vous coup sur coup furent pris La Fontaine, Magn.
Elle a été deux fois à la Trappe coup sur coup
Bossuet, Lett. 846La reine écrivit coup sur coup quatre lettres
Bossuet, Déf.Les prophètes qu'il envoie coup sur coup
Bossuet, Hist. II, 4Tant de malheurs qui arrivaient coup sur coup entre ses mains
Bossuet, Char. frat. 2Tandis que.... coup sur coup, Pour ma santé je bois beaucoup
Béranger, Deo grat.Il produisit coup sur coup divers ouvrages qui certainement devaient lui faire honneur
D'OLIVET, Hist. acad. t. II, p. 173, dans POUGENS
-
21Après coup, loc. adv. Après que la chose est faite.
Ces actes n'ont été faits qu'après coup
PATRU, Plaid. 5, dans RICHELETQu'Esdras y ait ajouté après coup les prédictions
Bossuet, Hist. II, 13Elles n'étaient que des additions après coup
Bossuet, Rem.L'amour-propre a voulu après coup vous déguiser votre crime
Massillon, Car. Tiéd. 1Dans tous les autres États les lois sont faites après coup
Voltaire, Lettres à Cath. 45Quelques mots auxquels je n'ai réfléchi qu'après coup
J.-J. Rousseau, Conf. III
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22À tous coups, loc. adv. À tous propos, chaque fois.
- Non, je ne veux plus voir à tous coups hasardé,Un si grand différend par le sort décidé Tristan L'Hermite, Mort de Chrispe, II, 6
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23Pour le coup, loc. adv. Pour cette fois.
Ah ! c'est pour le coup qu'il faut se croire heureux en bêchant son jardin
MARMONT., Bélis. II
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Expression d'impatience et d'humeur.
Pour le coup, c'en est trop ! Pour le coup, l'enfant n'y est plus ; comment concevoir qu'on le laisse sortir seul ?
J.-J. Rousseau, Ém. III
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24Encore un coup, loc. adv. Encore une fois.
- Madame, encore un coup, cet homme est-il à vous ? Corneille, Nicom. I, 2
- Non, mais encore un coup, ne la revoyez point Corneille, Poly. II, 1
Va-t'en, encore un coup je ne t'écoute plus
Corneille, Cid, III, 4- Allons encore un coup le donner à Chimène Corneille, ib. V, 4
Ô ma coignée ! ô ma pauvre coignée ! S'écriait-il, Jupiter, rends-la-moi ; Je tiendrai l'être encore un coup de toi
La Fontaine, Fabl. V, 1Il raisonne mal, encore un coup
Bossuet, Déf.J'espère donc encore un coup, que vous voudrez
Bossuet, Lett. 251- Mettons, encore un coup, toute la Grèce en flamme Racine, Andr. IV, 3
- Madame, encore un coup c'est à vous de choisir Racine, Baj. II, 1
- Encore un coup vivez, et revenez à vous Racine, Esth. II, 7
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10Ajoutez :
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Terme d'exploitation houillère. Coup d'eau, accident que cause la rencontre fortuite, dans les travaux de mines, d'une source ou bain d'eau auquel on donne issue.
La section a entendu le rapport de M. Habets, ingénieur, sur les moyens de prévenir les explosions et les coups d'eau dans les mines
Journ. offic. 22 nov. 1876, p. 8528, 2e col.Une meilleure organisation des travaux de sondage dans les mines où il existe des travaux antérieurs prémunira les mineurs contre les coups d'eau
ib. 3e col.
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Coup de feu, nom d'un des actes d'un feu d'artifice.
Ce coup de feu (c'est le terme technique) était accompagné de douze pyramides, de chacune desquelles jaillissait un bouquet de chandelles romaines
Monit. univ. 16 et 17 août 1867, p. 1116, 3e col.
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18Aux exemples de à coup, ajoutez celui-ci :
Tel fut le coup de foudre qui tomba sur Mme la duchesse, si à coup au premier voyage de ses filles à Marly
Saint-Simon, t. VIII, p. 285, éd. Chéruel.
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25Donner un coup de télégraphe, expédier une dépêche télégraphique.
Maintenant, si la chambre insiste pour qu'on recule la révision des chevaux, un coup de télégraphe sera donné ce soir, et demain la revue sera ajournée
Journ. offic. 30 mars 1876, p. 2283, 2e col.
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26Les trois coups, les trois coups que l'on frappe dans une salle de spectacle pour annoncer que la pièce ou qu'un acte va commencer.
- Dans Racine Eurybate, Ergaste dans Molière,De la location il porte le fardeau,Et frappe les trois coups au lever du rideau Casimir Delavigne, Coméd. I, 5
-
27Familièrement. Être aux cent coups, être fort embarrassé.
-
28À coup près, ancienne locution qui signifie à peu de chose près, peu s'en faut.
Parmentier.... m'assura qu'il disposerait à coup près de Brigalier, conseiller de la cour des aides, capitaine de son quartier et très puissant dans le peuple
Retz, Mém. t. I, p. 165, éd. Feillet.Je vous demande excuse, monsieur, dit Sancho ; mais comment voulez-vous que je trouve à coup près la maison de notre maîtresse ?
Don Quichotte, trad. par Filleau Saint-Martin. t. III, ch. IX, de l'édit. de 1678, p. 134 et 135Harcourt manque à coup près d'entrer au conseil
Saint-Simon, t. VII, p. 98, éd. Chéruel.
Remarque
Les grammairiens font observer que tout d'un coup se dit de ce qui se fait en même temps : Ils ont résolu de partir tout d'un coup ; et tout à coup de ce qui se fait soudainement et comme à l'improviste : Ils ont disparu tout à coup. Il faut en effet distinguer tout à coup, de tout d'un coup ; mais la distinction indiquée n'est pas exacte. Tout à coup ne peut pas s'employer pour tout d'un coup ; mais tout d'un coup peut avoir le sens de tout à coup. Voy. les exemples.
Proverbes
Le coup vaut la balle
, le coup vaut l'argent, la chose vaut bien la peine qu'on a prise. Ses plus grands coups sont rués
, s'est dit jadis d'un homme qui est sur l'âge.
Étymologie
Picard, keu ; bourguig. cô ; saintong. cot ; provenç. colp, cop, colbe ; espagn. et portug. golpe ; ital. colpo ; bas-latin, colpus, dans la loi salique, de colapus, colaphus qui se trouve avec le sens général de coup ; du latin colaphus, coup de poing, soufflet.