Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

coupe-gorge dans le Littré

1 article· 10 citations· rimes

coupe-gorge s. m. (kou-pe-gor-j')

  1. 1Endroit écarté, maison mal famée où l'on court risque d'être assassiné ou volé.

    • Par extension. Les académies de jeux sont souvent des coupe-gorge.

      • Le monde est un coupe-gorge, il n'y a que fraude ST-ÉVREM., dans RICHELET
      • Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils, que c'est un coupe-gorge qu'une table remplie de trop de viandes Molière, l'Avare, III, 5
      • Allons, c'est trop souffrir les chagrins qu'on nous forge ; Tirons-nous de ce bois et de ce coupe-gorge Molière, Mis. V, 1
      • On joue le hoca : c'est un coupe-gorge Mme de Sévigné, 224
      • Allons voir mon notaire ; et sortons, si je puis, Du coupe-gorge affreux et du bois où je suis Regnard, Ménechmes, IV, 6
      • Un de mes amis me raconte une scène tragique dont il venait d'être témoin dans un de ces coupe-gorge à tapis vert dont je parlais tout à l'heure CH. DE BERNARD, la Peau de lion, § 10
  2. 2Au lansquenet, coupe-gorge, se dit du malheur de celui qui, ayant la main, tire sa carte avant que d'en avoir tiré aucune de celles des joueurs ; ce qui lui fait perdre tout ce qui est sur le tapis.

  3. 3Terme de marine. Courbe de charpente qui, formant la gorge du vaisseau, se courbe vers l'étrave et sous l'éperon.

    • Au plur. Des coupe-gorge.

Étymologie

Couper, et gorge.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander