courroie s. f. (kou-roî)
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1Lanière de cuir. Attacher avec des courroies. Nouer, serrer, lâcher la courroie.
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Fig. Allonger, étendre la courroie, user avec économie des ressources dont on dispose ; et aussi, étendre les profits d'un emploi au delà de ce qui est permis.
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Serrer la courroie à quelqu'un, restreindre les ressources qu'on lui procure.
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Lâcher la courroie, laisser faire, donner des facilités.
Il [le régent] se garderait bien de lâcher à l'empereur la courroie assez longue pour que sa puissance pût s'augmenter
Saint-Simon, 521, 172
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Faire du cuir d'autrui large courroie, ne pas ménager la bourse d'autrui.
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2Bandes de cuir qu'on emploie quelquefois pour communiquer les mouvements.
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Courroies de guindage, liens de cuir qui servent au carrosse.
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Ancien proverbe. Mieux vaut ami en voie que denier en courroie [la courroie était la ceinture, la bourse], c'est-à-dire, en voyage, il vaut mieux trouver un ami que d'avoir de l'argent en sa bourse.
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Étymologie
Berry, courraie ; bourguig. corroo ; wallon, coriète ; namurois, scoriète ; rouchi, ecoriète ; liégeois, corie, bande de cuir ; provenç. correya, coritja, correja, et aussi au masculin correg, correy, corretz ; catal. corretj, au masculin ; espagn. correa ; ital. correggia ; du latin corrigia, courroie, fouet, de corrigere, corriger. Quant à l'ancien mot corgie, qui a le même sens, il est difficile à expliquer, à cause du déplacement de l'accent, et peut être d'autre origine, à moins qu'on ne suppose que corrigia a donné par métathèse corgiia, d'où corgie.