courtine s. f. (kour-ti-n')
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1Rideau de lit. Vieux, ou du moins il ne se dit guère qu'en vers ou par archaïsme.
Vous dormez dessous les courtines Des trois Grâces et des neuf sœurs
Voltaire, dans le Dict. de DOCHEZ.Que me veux-tu, femme infidèle ? ne m'as-tu pas contraint de te punir ? Qu'elle est pâle et hideuse ! Elle déroule son suaire et me montre sa blessure, elle arrose de sang mes courtines
DUSILLET, Yseult de Dôle, ch. 13
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Fig.
Du haut de la montagne pendaient des lianes qui formaient sur les flancs des rochers de grandes courtines de verdure
BERN. DE ST-PIERRE, Paul et Virg.
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S. f. plur. Terme de blason. Partie du pavillon qui forme le manteau.
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2Terme de fortification. Front de la muraille d'une place, entre deux bastions.
- Bellone va réduire en cendresLes courtines de Philipsbourg Voltaire, Ép. XXX
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3Terme d'architecture. Façade de bâtiment comprise entre deux pavillons.
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4Terme de pêche. Sorte de petit parc formé par des filets tendus sur des piquets.
Étymologie
Berry et norm. cortine, rideau de lit ; wallon, gordène ; provenç. esp. et ital. cortina ; bas-latin, cortina, petite cour, mur entre bastions, rideau autour d'un autre, en somme quelque chose qui protége ; cortina, dans Isidore, tapisserie, tenture en peaux ; latin classique, cortina, chose ronde, espace circulaire, chaudron.