Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

cousin dans le Littré

2 articles· 12 citations· rimes· synonymes

1cousin, ine s. m. et f. (kou-zin, zi-n')

  1. 1Il se dit de tous les parents ou alliés autres que ceux qui ont un nom spécial. Les cousins germains sont les cousins issus de frères ou sœurs. Les cousins issus de cousins germains sont les cousins au second degré. Cousins au troisième, au quatrième degré, au sixième degré, parents à ce degré.

    • Mon cousin, titre que le roi de France donnait, dans ses lettres, aux princes du sang, aux cardinaux, aux pairs, aux dues, aux maréchaux de France.

      • Le roi répondit aux grands d'Espagne, et leur donna à tous le cousin qu'ils ont aussi des rois d'Espagne Saint-Simon, 84, 98
    • Familièrement.

      • Je n'eus pas de peine à lui faire entendre [à M. de Beauvillier] que, quand bien même son expulsion ne serait pas résolue, l'intrusion d'Harcourt en était le cousin germain [en était l'équivalent, l'avant-coureur] Saint-Simon, 221, 236
    • Fig. Si cette fortune lui arrivait, le roi ne serait pas son cousin, il en ressentirait un orgueil excessif.

  2. 2Familièrement. Cousins, personnes qui vivent comme bons amis. Ils sont grands cousins. Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins.

  3. 3Cousin de la gueule noire, se dit dans le Berry de ceux qui sont intéressés dans les forges. La gueule noire est une métaphore par laquelle on désigne une usine à fer.

  4. 4Chanteau de pâtisserie qu'on envoie, quand on rend le pain bénit, aux parents et aux amis.

Étymologie

Provenç. cosin, cozin, cousin, cozina, cousine ; catal. cosi ; ital. cugino ; pays de Coire, cusrin, cusdrin ; cosina, cousine ; bas-lat. cossofrenus, dans un glossaire du VIIe siècle ; du latin consobrinus, de cum, avec, et sobrinus, cousin ; c'est ce que montrent les formes cusrin, cusdrin, où l'r est conservée.

2cousin s. m. (kou-zin)

  1. 1Moucheron dont la piqûre est fort incommode (culex pipiens).

    • Vous êtes tourmentée des cousins Mme de Sévigné, 487
    • Je le compare aux cousins de votre pays qui font beaucoup de mal, sans qu'on les voie ou qu'on les entende Mme de Sévigné, t. VI, lett. 637, p. 404, dans POUGENS
    • Le cousin qui voltige dans l'air a d'abord été habitant de l'eau ; c'est aussi sur l'eau qu'il va déposer ses œufs Bonnet, Contempl. nat. 11e part. ch. 5
  2. 2Fig. Chasser les cousins, éloigner les parasites qui prennent prétexte de parenté ou d'amitié, par un jeu de mot sur le double sens que présente le mot cousin.

    • Par un même jeu de mot. Être mangé de cousins, avoir toujours des cousins chez soi.

Étymologie

Génev. cusin ; saintong. cheusson ; du latin hypothétique culicinus, diminutif de culex, cousin.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander