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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

couver dans le Littré

1 article· 22 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· conjugaison· prononciation (3)

couver v. a. (kou-vé)

  1. 1Se tenir sur les œufs pour les faire éclore, en parlant des femelles des oiseaux. La poule a couvé tant d'œufs.

    • J'avais d'abord regardé comme une fable ce que Diodore rapporte de l'industrie des Égyptiens, qui savaient, par une fécondité artificielle, faire éclore des poulets, sans faire couver les œufs par des poules ; mais tous les voyageurs modernes attestent la vérité de ce fait Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. I, p. 98, dans POUGENS
    • Absolument. Cette poule veut couver.

      • Elle bâtit un nid, pond, couve et fait éclore, à la hâte ; le tout alla du mieux qu'il put La Fontaine, Fabl. IV, 22
      • Il [Diphile] retrouve ses oiseaux dans son sommeil : lui-même il est oiseau, il est huppé, il gazouille, il perche, il rêve la nuit qu'il mue ou qu'il couve La Bruyère, XIII
  2. 2Fig. Entretenir avec soin et mystère.

  3. 3V. n. Être entretenu sourdement, préparé en silence, sans paraître. Le feu couve sous la cendre.

    • Fig. C'est un feu qui couve sous la cendre, se dit d'une passion, d'une haine prête à se réveiller.

    • Il faut laisser couver cela, il ne faut le faire qu'après de mûres réflexions.

  4. 4Se couver, v. réfl. Être en sourde préparation.

    • Ne mettez point d'obstacle aux choses qui se couvent Bossuet, Devoirs, 2
    • Tous les gens un peu pénétrants virent bien qu'il se couvait, au sujet de mon livre et de moi, quelque complot qui ne tarderait pas d'éclater J.-J. Rousseau, Conf. X

Étymologie

Berry et normand, couer ; saintong. coûer ; wallon, cover ; génev. gonver ; Franche-Comté, gouver ; provenç. coar ; catal. covar ; ital. covare ; du latin cubare, être couché.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander