crève-cœur s. m. (krè-ve-keur)
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Grand déplaisir, déboire mêlé de dépit.
Quel crève-cœur ! Il n'y a point de crève-cœur plus grand à un homme d'honneur, que s'il faut qu'il aime ce qu'il ne prend point plaisir d'aimer
Malherbe, Traité des bienfaits de Sénèque, II, 18Si Vaudemont fut satisfait d'avoir le maréchal de Villeroy en Italie, ce fut un nouveau crève-cœur pour Tessé
Saint-Simon, 97, 30L'incroyable contrainte où l'humeur de M. le Prince tenait tout ce qui était réduit sous son joug, donna un extrême crève-cœur à cette aînée [de ses filles]
Saint-Simon, 4, 62
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Au plur. Des crève-cœur.
Étymologie
Crever, et cœur.