crinière s. f. (kri-niê-r')
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1Les crins du cou de certains animaux. Longue crinière.
Le lion hérissa sa crinière
Fénelon, Tél. II- Fille se coiffe volontiersD'amoureux à longue crinière La Fontaine, Fabl. IV, 1
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Assemblage de crins garnissant, dans le cheval, tout le bord supérieur de l'encolure, se continuant en avant par le toupet et se terminant en arrière sur le garrot.
- Et secouant dans l'air sa crinière flottante Delille, Géorg. III
Les officiers russes nous montraient ces chevaux d'un aspect encore sauvage, à peine domptés, et dont la longue crinière balayait la poussière de la plaine
Ségur, Hist. de Napol. VIII, 10
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2Par extension. La crinière d'un casque, ornement en crins de cheval qui est adapté à un casque et qui est flottant.
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3Fig. Poétiquement.
- L'air siffle, le ciel se joueDans la crinière des flots Lamartine, Harm. I, 3
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4Par dénigrement ou par plaisanterie, chevelure grande. Vilaine crinière.
- Ce nouvel Adonis à la blonde crinière Boileau, Lutr. I
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5Toile ou treillis qui, accompagnant le caparaçon, couvre le cou et la tête du cheval.
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Terme d'histoire naturelle. Crête hérissée sur le cou, ou huppe de plumes effilées sur la tête de certains oiseaux.
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6Terme rural. Crinière ou berge, portion laissée en friche et située au delà de la raie qui termine un champ et à laquelle aboutissent les sillons.
Étymologie
Crin. On ne trouve dans les anciens textes que crignete, crinie, crine.