1crue s. f. (krue)
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1Élévation du niveau des eaux d'un cours d'eau, par suite de pluies ou de fonte de neiges.
Ce fleuve [Nil], qui prend sa source dans l'Éthiopie, doit son accroissement à des nuages qui, retombant en pluie, occasionnent sa crue périodique
Raynal, Hist. phil. XI, 3- Montez à travers Blois cet escalier de ruesQue n'inonde jamais la Loire au temps des crues Victor Hugo, F. d'aut. 2
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2Croissance. Cet enfant, cet arbre n'a pas pris toute sa crue.
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3Autrefois l'augmentation des tailles. La crue de la taille.
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Dans l'ancienne pratique et en matière d'inventaire, le cinquième denier au-dessus de la prisée, lequel était attribué aux commissaires-priseurs, parce qu'alors ils étaient responsables. La crue est abolie. Estimation à juste prix et sans crue.
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En un autre sens.
Je ne sais qui a pu imaginer que nous demandions à prendre le sel de la ferme à bas prix, pour en tirer un petit profit qu'on appelle crue
Voltaire, Lett. Dupont, 10 oct. 1775
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4Levée de troupes (inusité).
Quintius fut continué au gouvernement de la Grèce avec deux légions ; s'il avait besoin de quelque crue, les consuls eurent commandement de la faire et de la lui envoyer
Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne
Étymologie
Féminin du participe crû ; provenç. creguda ; catal. crescuda ; espagn. crecida.