crémaillère s. f. (kré-ma-llê-r', ll mouillées, et non kré-ma-yê-r')
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1Pièce de fer plate, dentelée et recourbée par le bas, qu'on suspend dans les cheminées pour soutenir la marmite et d'autres vaisseaux sur le feu. Hausser, baisser la crémaillère.
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Familièrement. Pendre la crémaillère, donner un repas pour célébrer son installation dans un nouveau logement.
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Aller pendre la crémaillère chez quelqu'un, être invité à ce repas.
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2Terme de mécanique. Pièce munie de crans, qui sert à relever ou à baisser une partie mobile. Fauteuil à crémaillère.
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Terme d'horlogerie. Pièce d'une montre ou pendule à répétition qui sert à la faire sonner.
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Tringle de bois dentelée qui reçoit les tablettes d'une bibliothèque.
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Pièce d'un pupitre mobile.
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Garniture de fer mise en travers derrière les portes cochères.
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Terme de marine. Crénelures pratiquées dans deux pièces de bois composant une vergue d'assemblage.
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Instrument pour rider les haubans.
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3Terme militaire. Ligne défensive offrant la forme d'une scie.
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Terme de fortification. Ouvrage à crémaillère, ouvrage qui offre cette disposition.
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4Terme de botanique. La cuscute.
Étymologie
Wallon, cramâ ; rouchi, crém'glie, craméglie ; picard, cramaillé, crémaillé, crimbilli ; génev. comâcle, coumâcle ; Isère, coumaclo ; provenç. mod. cumascle ; champ. cramaille ; espagn. gramallera ; bas-lat. cramaculus du XIe siècle, cremasculus, cremasclus du XIVe siècle. Origine douteuse : on propose le grec ϰρέμασθαι, être suspendu ; ce qui est excellent pour le sens, mais les mots grecs n'ont guère pénétré directement dans les langues romanes ; ou le verbe latin cremare, brûler, parce que la crémaillère est exposée au feu ; mais le sens est peu favorable à cette dernière dérivation, la forme du mot l'est davantage : bas-latin cremium, morceau de bois sec, fagot, d'où on tirerait un dérivé cremail ; enfin, le bas-allemand Kram, crampon (voy. CRAMPON), qui est appuyé par la plus ancienne forme laquelle a un a.