1cuirasse s. f. (kui-ra-s')
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1Arme défensive qui recouvre le buste. Cuirasse de cuir, d'acier.
Il y avait des cuirasses d'un métal si dur, qu'elles étaient absolument à l'épreuve des coups ; Zoïle, habile ouvrier dans ce genre, en offrit deux à Démétrius surnommé Poliorcète, et, pour en montrer l'excellence, il fit lancer une flèche par une machine nommée catapulte qui n'était qu'à vingt-six pas de distance
Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. XI, 1re part. p. 377, dans POUGENS.Avec quelque force que la flèche fût lancée, à peine effleura-t-elle la cuirasse, et y laissa-t-elle quelque trace
Rollin, ib.Ce qu'il y avait de plus admirable dans cette cuirasse, c'est que chacun des fils, quoiqu'il fût fort délié, était composé de trois cent soixante plus petits fils qu'on distinguait aisément
Rollin, ib. p. 378
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Endosser la cuirasse, prendre le parti des armes.
- Il prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire Voltaire, Henr. IV
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Le défaut de la cuirasse, l'intervalle entre le bord de la cuirasse et les autres pièces qui s'y joignent.
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Fig. Trouver le défaut de la cuirasse, trouver l'endroit faible, le côté sensible.
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2Sorte de revêtement osseux que produisent les écailles serrées de certains poissons.
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3Cuirasse marine ou flottante, appareil destiné à soutenir sur l'eau en laissant la faculté de mouvoir les bras et les jambes.
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4Revêtement en fer qui protége les navires contre l'action du boulet.
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5Terme de toilette des dames. Espèce de corsage collant qui descend sur les hanches.
Étymologie
Cuir ; provenç. coirassa, cuirassa ; espagn. coraza ; ital. corazza. L'ancien français disait cuirie ou cuirée. Cuirasse est formé de cuir, avec le suffixe ace ou asse, sur l'exemple du provençal, de l'espagnol et de l'italien.