cuit, cuite part. passé (kui, kui-t')
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1Qui a subi la cuisson. Du pain bien cuit. Des pommes cuites. Du vin cuit.
- À l'heure dite il courut au logisDe la cigogne son hôtesse,Loua très fort sa politesse,Trouva le dîner cuit à point La Fontaine, Fabl. I, 18
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Fig. Avoir du pain cuit, avoir une fortune assurée et pouvant dispenser de tout travail.
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2Qui a subi par le feu une préparation comparée à la cuisson. Terre cuite. Statue cuite.
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3Qui a subi élaboration, coction. Les aliments cuits dans l'estomac. Un rhume cuit et qui tire à sa fin.
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4Fig. Qui est à point.
Nous avons dans la tête un fort joli mariage, mais il n'est pas cuit ; la belle n'a que quinze ans, et l'on veut qu'elle en ait davantage pour penser à la marier
Mme de Sévigné, 242
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Familièrement. Il est cuit, c'est un homme cuit
, c'est-à-dire sa fortune est ruinée, son crédit est perdu ; ou, dans un langage plus que familier, il va mourir. On dit aussi : Il a plus de la moitié de son pain de cuit, il ne vivra plus longtemps.
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Cuit de jeudi, ancienne locution qui signifie une chose sur laquelle il est trop tard pour revenir, une faute qu'il n'est plus temps de réparer ; c'est une allusion à l'ancienne coutume des boulangers de ne cuire qu'à certains jours ; pour les uns, c'était le jeudi ; pour les autres, le samedi ou tout autre jour,
CH. NISARD, Parisianismes, 1876, p. 79