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cuite dans le Littré

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1cuite s. f. (kui-t')

  1. 1Sorte de cuisson donnée à la porcelaine, aux briques, au plâtre, etc. La première, la seconde cuite.

  2. 2Ce qu'on cuit en une fournée. Toute la cuite est perdue.

    • Maître de cuite, celui qui dirige cette opération.

  3. 3Concentration d'un liquide. La cuite d'un sirop.

  4. 4Petit-lait provenant de la fabrication des fromages de Gruyère.

  5. 5Eaux de cuite, dans les raffineries de salpêtre, eaux de lessivage qui sont assez chargées de salpêtre pour être évaporées.

Étymologie

Cuite ; Berry, cuisse.

2cuit, cuite part. passé (kui, kui-t')

  1. 1Qui a subi la cuisson. Du pain bien cuit. Des pommes cuites. Du vin cuit.

    • Fig. Avoir du pain cuit, avoir une fortune assurée et pouvant dispenser de tout travail.

  2. 2Qui a subi par le feu une préparation comparée à la cuisson. Terre cuite. Statue cuite.

  3. 3Qui a subi élaboration, coction. Les aliments cuits dans l'estomac. Un rhume cuit et qui tire à sa fin.

  4. 4Fig. Qui est à point.

    • Nous avons dans la tête un fort joli mariage, mais il n'est pas cuit ; la belle n'a que quinze ans, et l'on veut qu'elle en ait davantage pour penser à la marier Mme de Sévigné, 242
    • Familièrement. Il est cuit, c'est un homme cuit, c'est-à-dire sa fortune est ruinée, son crédit est perdu ; ou, dans un langage plus que familier, il va mourir. On dit aussi : Il a plus de la moitié de son pain de cuit, il ne vivra plus longtemps.

  5. 5

    • Cuit de jeudi, ancienne locution qui signifie une chose sur laquelle il est trop tard pour revenir, une faute qu'il n'est plus temps de réparer ; c'est une allusion à l'ancienne coutume des boulangers de ne cuire qu'à certains jours ; pour les uns, c'était le jeudi ; pour les autres, le samedi ou tout autre jour, CH. NISARD, Parisianismes, 1876, p. 79

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander