débotter v. a. (dé-bo-té)
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1Tirer les bottes à quelqu'un. Son valet l'a débotté.
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Substantivement. Le moment de l'arrivée, l'instant où l'on ôte ses bottes. Le débotter du roi.
La nature, pour les courtisans, se borne à l'œil de bœuf ; la faveur, la disgrâce, le lever, le débotter, voilà les phénomènes
Paul-Louis Courier, I, 200
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2Se débotter, v. réfl. Quitter ses bottes.
- Encore tout poudreux et sans me débotter Boileau, Épît. VI
Il fallut se débotter [que Portland se débottât] et revenir tout de suite à Paris
Saint-Simon, 54, 150S'il se trouve chez le duc Eugène, lorsque celui-ci se débotte, Thersite fait un mouvement pour lui présenter ses souliers
VAUVENARGUES, Thersite.Ce héros [Bonaparte] gouvernait à cheval, organisait en poste, et fonda en se débottant un empire qui dure encore
Paul-Louis Courier, I, 173Il m'a conté qu'il passa une fois à Langeron, et qu'il ne voulait pas s'y débotter seulement ; il y fut six semaines
Mme de Sévigné, 20 juillet 1679
Étymologie
Dé.... préfixe, et botte.