débuter v. n. (dé-bu-té)
-
1Jouer le premier coup au mail, à la boule, au billard, etc. Mal débuter. Cette fois, c'est à moi à débuter.
-
2Fig. Commencer. Il débuta par des invectives. Ce poëme débute par une invocation.
La belle galanterie que la leur ! quoi ! débuter par le mariage ?
Molière, Préc. 5Par où lui débuter ?
Molière, Dép. am. III, 4
-
3Faire ses premiers pas dans une carrière, dans une entreprise, etc. Débuter dans les sciences, dans les lettres.
- Dans le crime il suffit qu'une fois on débute ;Une chute toujours entraîne une autre chute Boileau, Sat. x.
-
Débuter dans le monde, y paraître pour la première fois.
Il a été mal élevé, et il a le malheur de débuter seul et sans guide dans le monde
Mme DE GENLIS, Ad. et Théod. t. III, lett. 11
-
4Au passif et impersonnellement. C'est bien, c'est mal débuté, le commencement, le début est heureux, malheureux, se dit au propre et au figuré.
- Achève, Petit-Jean, c'est fort bien débuté Racine, Plaid. III, 3
-
5Absolument. Jouer pour la première fois sur un théâtre.
Elle aspire à débuter dans le tragique, et elle vaut la peine que vous lui donniez des leçons
MARMONT., Mém. IV
-
Donner son premier ouvrage
-
6V. a. Éloigner du but. Débuter une boule.
Étymologie
Début.