déconfit, ite part. passé (dé-kon-fi, fi-t')
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1Qui a été défait en bataille. Les ennemis déconfits.
- Par sa fatale main qui vengera nos pertes,L'Espagne pleurera ses campagnes désertes,Ses châteaux abattus et ses camps déconfits Malherbe, II, 1
- Et tant de rois païens sous la croix déconfits Régnier, Ép. I
- Qu'une jeune effrontée, une insolente esclaveDont le père a suivi ses peuples déconfits,Vienne en ce lieu donner des frères à mes fils Rotrou, Hercule mourant, II, 2
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Substantivement.
Le matin nous autres déconfits [battus], nous sortîmes par cette porte [de Scigliane] à la pointe du jour
Paul-Louis Courier, Lett. I, 137
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2Qui a éprouvé quelque grande déconvenue. Le pauvre homme est resté tout déconfit.
- Mon âme déconfite au pillage est donnée RÉGN., Élég. I
Messieurs les Rouques sont déconfits pour le coup
Hamilton, Gramm. 11
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3En parlant des choses, détruit, mis hors d'usage.
C'était à un voyage de la cour : la voiture de Rose avait été je ne sais comment déconfite ; il avait pris un cheval
Saint-Simon, 85, 111
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Rare en cet emploi.
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4Terme de droit. Qui est en déconfiture.
La taxe.... ne saurait être exigée de cette société après sa déconfiture.... cette dette n'est pas davantage exigible de la société déconfite et judiciairement mise en état de liquidation
Gaz. des Trib. 1er-2 fév. 1875, p. 105, 2e col.
Remarque
La remarque faite à déconfire s'applique aussi au participe.