décréditer v. a. (dé-kré-di-té)
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1Faire perdre le crédit. La mauvaise foi décrédite un négociant.
Il y a des personnes fort habiles qui craignent que, si on imposait la dîme sur les rentes de l'hôtel de ville, cela pourrait les décréditer et leur faire du tort
VAUBAN, Dîme, p. 79
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2Fig. Faire perdre l'autorité, la considération.
Il vaut mieux décréditer le vice par le mépris
Guez de Balzac, liv. VI, lett. 5On prétend décréditer la réflexion en l'exprimant par ces odieuses paroles ...
Bossuet, Or. 5Ni que Fra-Paolo qu'il [M. Burnet] a imité acquière le droit de faire croire tout ce qu'il voudra de notre religion, à cause que, sous un froc, il cachait un cœur calviniste, et qu'il travaillait sourdement à décréditer la messe qu'il disait tous les jours
Bossuet, Var. VII, § 110Mille fautes qui la décréditent dans une maison dont elle croyait devoir être l'oracle et la directrice
Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 463Non pour décréditer la piété, à Dieu ne plaise ; mais pour condamner hautement les abus qui s'y peuvent glisser
Bourdaloue, 5e dim. après la Pentec. Dominic. t. II, p. 462Je soupçonne que des gens qui avaient un autre système à débiter ont voulu décréditer les œufs [le système de la génération par des œufs]
Voltaire, l'H. aux 40 écus, Mariage.En me protestant que, si je faisais le moindre bruit, il me décréditerait à jamais
Marivaux, Paysan parv. 6e part. t. III, p. 123, dans POUGENSIl est vrai que presque tous les officiers de cette armée en ont été longtemps persuadés [que La Feuillade, assiégeant Turin, avait promis à la duchesse de Bourgogne de respecter la capitale du duc de Savoie, son père] ; mais c'était un de ces bruits populaires qui décréditent le jugement des nouvellistes et qui déshonorent les histoires
Voltaire, Louis XIV, 20
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Absolument. L'inconsistance décrédite.
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3Se décréditer, v. réfl. Perdre le crédit, la considération. Il s'est décrédité par sa mauvaise conduite. Cette maison de commerce se décrédite de jour en jour.
Étymologie
Dé.... préfixe, et crédit.